Lina Attallah a été interpellée à l'extérieur de la prison de Tora, au Caire, au moment où elle interviewait la militante des droits humains Laila Soueif, mère de l'opposant Alaa Abdel Fattah, actuellement détenu et en grève de la faim. "Les gardes de la prison ont demandé à Mme Attallah de montrer sa carte d'identité et l'ont appelé plus tard pour un interrogatoire de trois heures", a dit à l'AFP l'avocat de Mada Masr, Hassan al-Azhari. "Nous avons appris ensuite qu'elle a été emmenée dans un commissariat de police à Maadi (sud du Caire) et qu'elle sera déférée au parquet demain (lundi) matin", a-t-il ajouté. Me Azhari a assuré que les raisons de l'arrestation de la rédactrice en chef demeurent inconnues. Mada Masr est un journal en ligne qui publie des investigations sur les questions de sécurité et la corruption, en arabe et en anglais. La publication compte parmi les centaines de sites d'information bloqués par les autorités ces dernières années et dont l'accès n'est possible pour les Egyptiens que par une application VPN (réseau privé virtuel). En novembre, la police avait effectué une perquisition dans les locaux du journal au Caire, arrêtant brièvement trois journalistes du média, dont Mme Attalah. Depuis l'arrivée au pouvoir de M. Sissi en 2014, une vague de répression impitoyable s'est abattue contre les journalistes, les opposants et les militants égyptiens. L'Egypte occupe la 166e place dans le classement Reporters sans frontières (RSF) de la liberté de presse 2020, dans lequel elle a perdu trois places par rapport à l'année précédente. Selon RSF, 29 journalistes sont aujourd'hui emprisonnés en Egypte. (Belga)

Lina Attallah a été interpellée à l'extérieur de la prison de Tora, au Caire, au moment où elle interviewait la militante des droits humains Laila Soueif, mère de l'opposant Alaa Abdel Fattah, actuellement détenu et en grève de la faim. "Les gardes de la prison ont demandé à Mme Attallah de montrer sa carte d'identité et l'ont appelé plus tard pour un interrogatoire de trois heures", a dit à l'AFP l'avocat de Mada Masr, Hassan al-Azhari. "Nous avons appris ensuite qu'elle a été emmenée dans un commissariat de police à Maadi (sud du Caire) et qu'elle sera déférée au parquet demain (lundi) matin", a-t-il ajouté. Me Azhari a assuré que les raisons de l'arrestation de la rédactrice en chef demeurent inconnues. Mada Masr est un journal en ligne qui publie des investigations sur les questions de sécurité et la corruption, en arabe et en anglais. La publication compte parmi les centaines de sites d'information bloqués par les autorités ces dernières années et dont l'accès n'est possible pour les Egyptiens que par une application VPN (réseau privé virtuel). En novembre, la police avait effectué une perquisition dans les locaux du journal au Caire, arrêtant brièvement trois journalistes du média, dont Mme Attalah. Depuis l'arrivée au pouvoir de M. Sissi en 2014, une vague de répression impitoyable s'est abattue contre les journalistes, les opposants et les militants égyptiens. L'Egypte occupe la 166e place dans le classement Reporters sans frontières (RSF) de la liberté de presse 2020, dans lequel elle a perdu trois places par rapport à l'année précédente. Selon RSF, 29 journalistes sont aujourd'hui emprisonnés en Egypte. (Belga)