Les bureaux de vote ont fermé à 19H00 GMT après trois jours de consultation et le dépouillement des bulletins a commencé. Les résultats devraient être connus au plus tard le 27 avril, alors que la campagne pour le "oui" a complètement dominé les grands médias étroitement contrôlés par le pouvoir. Depuis l'arrivée au pouvoir de M. Sissi en 2014, les ONG dénoncent régulièrement les arrestations tous azimuts, les procès de masse ainsi que le musellement de la presse et de l'opposition. Le pouvoir nie ces accusations, insistant sur "la stabilité" et "la lutte antiterroriste". La révision constitutionnelle permet de faire passer le deuxième mandat de M. Sissi de quatre à six ans, portant son terme à 2024. Ce dernier pourrait ensuite se représenter en 2024 pour un troisième mandat, ce qui le reconduirait au pouvoir jusqu'en 2030. La constitution actuelle limite la présidence à deux mandats consécutifs de quatre ans. L'ex-maréchal Sissi a été élu président en 2014 avec 96,9% des voix, un an après avoir renversé avec l'armée, à la faveur d'un mouvement populaire, le président islamiste Mohamed Morsi. Il a été réélu en 2018 à 97,08%. Au-delà de la prolongation de sa présidence, la révision constitutionnelle permet d'accroître son contrôle sur le système judiciaire. Elle octroie également un pouvoir politique à l'armée, pilier du régime de M. Sissi. Les journaux et chaînes de télévision ont largement diffusé des images d'affluence devant les bureaux de vote ainsi que des clips de propagande en faveur de la réforme. Aucune place n'a été accordée, dans les grands médias égyptiens, ni à l'opposition ni aux ONG de défense des droits humains, relégués aux réseaux sociaux. Un jeune militant, Ahmed Badaoui, a été arrêté dimanche après avoir publié une photo de lui au Caire tenant une pancarte rouge avec l'inscription "non à la révision constitutionnelle", selon son avocat. "Il n'a commis aucun crime. Il a exprimé ses opinions de manière pacifique", a déclaré à l'AFP Me Mohamed al-Baqer, précisant qu'il était détenu dans un poste de police sans que sa famille n'ait reçu la moindre notification officielle. Une source sécuritaire a confirmé à l'AFP l'arrestation de M. Badaoui. (Belga)

Les bureaux de vote ont fermé à 19H00 GMT après trois jours de consultation et le dépouillement des bulletins a commencé. Les résultats devraient être connus au plus tard le 27 avril, alors que la campagne pour le "oui" a complètement dominé les grands médias étroitement contrôlés par le pouvoir. Depuis l'arrivée au pouvoir de M. Sissi en 2014, les ONG dénoncent régulièrement les arrestations tous azimuts, les procès de masse ainsi que le musellement de la presse et de l'opposition. Le pouvoir nie ces accusations, insistant sur "la stabilité" et "la lutte antiterroriste". La révision constitutionnelle permet de faire passer le deuxième mandat de M. Sissi de quatre à six ans, portant son terme à 2024. Ce dernier pourrait ensuite se représenter en 2024 pour un troisième mandat, ce qui le reconduirait au pouvoir jusqu'en 2030. La constitution actuelle limite la présidence à deux mandats consécutifs de quatre ans. L'ex-maréchal Sissi a été élu président en 2014 avec 96,9% des voix, un an après avoir renversé avec l'armée, à la faveur d'un mouvement populaire, le président islamiste Mohamed Morsi. Il a été réélu en 2018 à 97,08%. Au-delà de la prolongation de sa présidence, la révision constitutionnelle permet d'accroître son contrôle sur le système judiciaire. Elle octroie également un pouvoir politique à l'armée, pilier du régime de M. Sissi. Les journaux et chaînes de télévision ont largement diffusé des images d'affluence devant les bureaux de vote ainsi que des clips de propagande en faveur de la réforme. Aucune place n'a été accordée, dans les grands médias égyptiens, ni à l'opposition ni aux ONG de défense des droits humains, relégués aux réseaux sociaux. Un jeune militant, Ahmed Badaoui, a été arrêté dimanche après avoir publié une photo de lui au Caire tenant une pancarte rouge avec l'inscription "non à la révision constitutionnelle", selon son avocat. "Il n'a commis aucun crime. Il a exprimé ses opinions de manière pacifique", a déclaré à l'AFP Me Mohamed al-Baqer, précisant qu'il était détenu dans un poste de police sans que sa famille n'ait reçu la moindre notification officielle. Une source sécuritaire a confirmé à l'AFP l'arrestation de M. Badaoui. (Belga)