"J'ai souhaité acheter ces objets pour qu'ils ne soient pas utilisés à des fins de propagande néonazie. Ma démarche est totalement apolitique et neutre", explique Abdallah Chatila dans un entretien avec le Matin Dimanche. "Le populisme d'extrême droite et l'antisémitisme sont en train d'avancer dans toute l'Europe et dans le monde. Je ne voulais pas que ces objets tombent en de mauvaises mains et soient utilisés par des personnes aux intentions malhonnêtes", ajoute-t-il. L'entrepreneur genevois a ainsi déboursé environ 550.000 euros pour acquérir dix lots, les plus symboliques, sur les 800 proposés. Pour lui, "il faudrait brûler" ces reliques, mais à des fins de mémoires, il a décidé de les donner à l'association Keren Hajessod qui devrait les exposer dans un musée, vraisemblablement en Israël. (Belga)