"La lutte contre l'immigration irrégulière gagne progressivement en efficacité et donc en crédibilité", a-t-il défendu, un peu plus d'un an après le vote de la loi Asile et immigration, texte qui avait pour la première fois fragmenté la majorité. Mais "clairement, nous n'avons pas atteint tous nos objectifs", a-t-il concédé. "Nous devons poursuivre nos efforts et faire mieux. Sur la base de quels principes ? Avec quels moyens ? ", a interrogé le chef du gouvernement, se disant une fois encore ouvert "à l'idée de quotas". Il a cependant dénoncé les "fausses solutions" comme "l'+immigration zéro+, d'abord, dont on sait qu'elle n'a jamais existé dans le passé et qu'on imagine encore moins dans un monde ouvert et hyper-connecté" et "l'+immigration de remplacement+, vocable d'une laideur certaine, qui fait appel aux ressorts les plus détestables du complotisme". Le Premier ministre a en outre reconnu "des dérives communautaires", "une sécession insidieuse dont nous ne voulons pas", se disant prêt à avoir un débat sur le sujet et "répondre aux inquiétudes de nos compatriotes". "Mais c'est un débat en soi, qui pose d'autres questions que celles de la maîtrise des flux migratoires et de l'accueil des ressortissants étrangers qui nous réunissent aujourd'hui", a-t-il conclu. (Belga)