Une question centrale y sera posée: les Verts doivent-ils participer à des gouvernements wallon et de la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) alliant les socialistes et les libéraux - avec l'appui de Défi en FWB - ou vaut-il mieux qu'ils se retirent, faute d'être numériquement indispensables à la constitution d'une majorité?

De ce que l'on en sait, il semble que les jeux restent ouverts, des voix se faisant entendre tant en faveur d'une tripartite PS-Ecolo-MR que pour une nouvelle cure d'opposition, laissant dès lors le champs libre à une coalition ne regroupant que socialistes et libéraux. La campagne électorale et les attaques du MR contre Ecolo ont laissé des traces chez les Verts.

"De dedans, de dehors ou en travers, rien n'y a fait. PTB et cdH ont donc décidé de donner les clés de la Wallonie au PS et au MR, en les rendant incontournables", avait déjà tweeté, mardi soir, le chef de groupe Ecolo au Parlement de Wallonie, Stéphane Hazée. "Les électeurs auraient sans doute aimé être prévenus que même avec un rapport de forces, ces deux groupes n'entendaient en aucun cas essayer de mettre en oeuvre leur programme", avait-il ajouté.

Mercredi midi, le PS, qui a la main au sud du pays, a indiqué avoir invité Ecolo et le MR à une "rencontre exploratoire" afin d'examiner les "élargissements possibles" des lignes directrices rédigées avec les Verts pour la Wallonie et la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Le conseil de fédération est le parlement interne d'Ecolo. Il réunit les délégués des régionales du parti, des délégués fédéraux, les parlementaires et la co-présidence.