Le site web de la RTBF rappelait mardi l'existence de certaines dispositions -jamais utilisées à ce jour- de la loi spéciale des réformes institutionnelles de 1980 qui, à défaut de majorité absolue pour mettre en selle un gouvernement, permettent de procéder à l'élection individuelle des ministres, et ce à la majorité relative des députés s'exprimant à bulletin secret.

Dans une réaction auprès de l'agence Belga, Ecolo a coupé court à ce scénario, réfutant vouloir y recourir.

"Nous ne changerons pas de cap: nous recherchons une majorité (absolue) pour installer le gouvernement, fut-elle extérieure au gouvernement. Nous sommes donc aux antipodes de ce chemin qui, s'il tient éventuellement la route sur le plan juridique, ne le tient absolument pas sur le plan démocratique", a fait savoir l'état-major vert.

Dans les rangs socialistes, cette hypothèse d'un gouvernement désigné à la majorité relative "n'est pas envisageable". "Le PS n'a nullement l'intention d'utiliser des artifices, même si ceux-ci sont légaux, pour la mise sur pied d'un gouvernement de Wallonie", a réagi le président du parti Elio Di Rupo dans un message posté sur Twitter mardi soir.

Une autre source politique soulignait par ailleurs mardi qu'il serait facile pour le MR, le cdH et le PTB d'empêcher pareille désignation de ministres en pratiquant la politique de la chaise vide au Parlement, privant ainsi l'assemblée du quorum nécessaire à ce scénario.

Ce scénario évoqué par la RTBF a également fait réagir Jean-Paul Wahl, chef de groupe MR au Parlement de Wallonie.

Selon lui, bien que prévue effectiveemnt dans la loi spéciale, cette procédure "d'une fragilité épouvantable" serait "totalement inapplicable juridiquement parlant".

"Je voudrais aussi rappeler que ce mécanisme bancal a été prévu dans les années 80 dans l'éventualité où des partis extrémistes, et pas spécialement en Wallonie d'ailleurs, auraient voulu bloquer les institutions".

Sur un plan plus politique, le réformateur estime que recourir à ce mode de désignation alternatif relèverait du "déni de démocratie".

"Ce dont la Wallonie a besoin aujourd'hui, c'est d'un gouvernement stable avec une majorité forte", insiste M. Wahl.

Le site web de la RTBF rappelait mardi l'existence de certaines dispositions -jamais utilisées à ce jour- de la loi spéciale des réformes institutionnelles de 1980 qui, à défaut de majorité absolue pour mettre en selle un gouvernement, permettent de procéder à l'élection individuelle des ministres, et ce à la majorité relative des députés s'exprimant à bulletin secret. Dans une réaction auprès de l'agence Belga, Ecolo a coupé court à ce scénario, réfutant vouloir y recourir. "Nous ne changerons pas de cap: nous recherchons une majorité (absolue) pour installer le gouvernement, fut-elle extérieure au gouvernement. Nous sommes donc aux antipodes de ce chemin qui, s'il tient éventuellement la route sur le plan juridique, ne le tient absolument pas sur le plan démocratique", a fait savoir l'état-major vert. Dans les rangs socialistes, cette hypothèse d'un gouvernement désigné à la majorité relative "n'est pas envisageable". "Le PS n'a nullement l'intention d'utiliser des artifices, même si ceux-ci sont légaux, pour la mise sur pied d'un gouvernement de Wallonie", a réagi le président du parti Elio Di Rupo dans un message posté sur Twitter mardi soir. Une autre source politique soulignait par ailleurs mardi qu'il serait facile pour le MR, le cdH et le PTB d'empêcher pareille désignation de ministres en pratiquant la politique de la chaise vide au Parlement, privant ainsi l'assemblée du quorum nécessaire à ce scénario. Ce scénario évoqué par la RTBF a également fait réagir Jean-Paul Wahl, chef de groupe MR au Parlement de Wallonie. Selon lui, bien que prévue effectiveemnt dans la loi spéciale, cette procédure "d'une fragilité épouvantable" serait "totalement inapplicable juridiquement parlant". "Je voudrais aussi rappeler que ce mécanisme bancal a été prévu dans les années 80 dans l'éventualité où des partis extrémistes, et pas spécialement en Wallonie d'ailleurs, auraient voulu bloquer les institutions". Sur un plan plus politique, le réformateur estime que recourir à ce mode de désignation alternatif relèverait du "déni de démocratie". "Ce dont la Wallonie a besoin aujourd'hui, c'est d'un gouvernement stable avec une majorité forte", insiste M. Wahl.