Les Verts francophones ont analysé leurs résultats qui se traduisent par une victoire à tous les échelons de pouvoir. La campagne électorale a été rude. Ecolo a été la cible du MR et, manifestement, les attaques ont laissé des traces. Elles ont peut-être même privé les Verts de la vague qu'il espéraient en Wallonie. "Certains partis, certaines personnes dans certains partis, sont entrés dans un monde parallèle, celui du mensonge, et je ne sais pas comment on en sort. Faire comme si on pouvait utiliser n'importe quelle arme dans un débat, ce n'est pas ma conception de la démocratie", a souligné le chef de groupe au parlement wallon, Stéphane Hazée, interrogé en marge de la réunion.

Les Verts se gardent bien pour autant d'exprimer une exclusive à l'égard des libéraux en vue de futures négociations. C'est le programme qui compte, répètent-ils. "Nous voulons des majorités qui avanceront le plus vite et le plus loin sur les questions qui ont été au coeur de notre campagne: le climat, la justice sociale, la démocratie", a expliqué le chef de groupe à la Chambre, Georges Gilkinet.

La prudence est de mise sur les futures coalitions. Le PS a la main dans les Régions. Elio Di Rupo s'entretiendra dès mercredi avec les présidents des différents partis francophones. Fort de leur succès et vu les relations sereines avec les socialistes durant la campagne, les écologistes pourraient raisonnablement espérer entamer des négociations gouvernementales avec le PS, même si un troisième partenaire sera nécessaire. Ce scénario s'inscrirait en outre dans le mantra socialiste de "majorités progressistes". Certains chez Ecolo redoutent toutefois une alliance entre PS et MR, une majorité qui a été privilégiée par la fédération liégeoise du PS après les élections communales et provinciales.

Il reste l'imbroglio fédéral. La N-VA encore répété qu'elle ne voulait ni du PS, ni d'Ecolo. Les écologistes ne sont pas en reste. "Au niveau fédéral, on ne peut plus se permettre d'avoir la N-VA et lui laisser le terrain pour déverser les discours que l'on a entendus pendant cinq ans. J'espère que le MR a compris la leçon et qu'il ne s'alliera plus à la N-VA", a souligné Mme Khattabi.

Après un succès aux communales, Ecolo se réimplante dans les différents parlements. "Aujourd'hui, on a du solide, dans les communes, dans tous les parlements et à l'Europe. Le socle, il est solide", a affirmé le co-président Jean-Marc Nollet devant les militants. Les écologistes échouent toutefois à former la première famille politique du pays. La progression n'a pas été aussi forte que certains sondages l'ont laissé penser, particulièrement en Flandre.

"Le Groenbashing a été d'une violence extrême", a analysé le député européen Philippe Lamberts. "Il faudra convaincre en Flandre que les Verts ont une vision économique plus robuste que les partis traditionnels qui n'ont pas de vision à long terme". Les élections de dimanche se traduisent au nord du pays par le regain de l'extrême-droite. "Le score du Vlaams Belang est un véritable échec de la démocratie. Les uns et les autres devront réfléchir à la responsabilité qu'ils portent face à ce dimanche noir. Que ce score reste dans les groupes parlementaires, pas dans les exécutifs", a demandé Mme Khattabi.

Un sentiment mitigé chez Groen

Les Verts flamands n'étaient pas totalement satisfaits lundi au lendemain des élections. Groen a certes progressé mais espérait une croissance plus spectaculaire. "Évidemment, cela aurait pu être plus, mais nous avons tout de même 50% de mandataires supplémentaires", relativise la présidente Meyrem Almaci. Le parti digérait particulièrement mal la victoire du Vlaams Belang. "La montée de l'extrême droite est mon plus grand souci", commentait Kristof Calvo, en marge du bureau de parti.

Groen a certes progressé et est désormais le plus grand parti flamand à Bruxelles et à Gand, mais la vague verte attendue n'a finalement pas déferlé. C'est plutôt le raz-de-marrée de l'extrême droite qui a attiré les regards. "La tâche de tous les partis démocratiques désormais est de donner une réponse à l'insécurité. Nous n'allons jamais gouverner avec le Vlaams Belang, mais nous devons prendre au sérieux les inquiétudes des gens", a ajouté M. Calvo.

La présidente du parti ne veut toutefois pas tomber dans la dépression. "Nous sommes contents de ce pas en avant. Bien sûr, cela pouvait être plus. Chaque président de parti le souhaite. Mais nous avons 50% de mandataires en plus et je suis très fière d'être le seul parti démocratique au parlement à progresser", a-t-elle commenté. Kristof Calvo a également reconnu que le résultat était un peu en-deçà des attentes. "Le sentiment est double. C'est notre quatrième victoire de rang et nous gagnons 8 parlementaires. Mais je dois avouer que nous espérions mieux."

Les Verts francophones ont analysé leurs résultats qui se traduisent par une victoire à tous les échelons de pouvoir. La campagne électorale a été rude. Ecolo a été la cible du MR et, manifestement, les attaques ont laissé des traces. Elles ont peut-être même privé les Verts de la vague qu'il espéraient en Wallonie. "Certains partis, certaines personnes dans certains partis, sont entrés dans un monde parallèle, celui du mensonge, et je ne sais pas comment on en sort. Faire comme si on pouvait utiliser n'importe quelle arme dans un débat, ce n'est pas ma conception de la démocratie", a souligné le chef de groupe au parlement wallon, Stéphane Hazée, interrogé en marge de la réunion.Les Verts se gardent bien pour autant d'exprimer une exclusive à l'égard des libéraux en vue de futures négociations. C'est le programme qui compte, répètent-ils. "Nous voulons des majorités qui avanceront le plus vite et le plus loin sur les questions qui ont été au coeur de notre campagne: le climat, la justice sociale, la démocratie", a expliqué le chef de groupe à la Chambre, Georges Gilkinet.La prudence est de mise sur les futures coalitions. Le PS a la main dans les Régions. Elio Di Rupo s'entretiendra dès mercredi avec les présidents des différents partis francophones. Fort de leur succès et vu les relations sereines avec les socialistes durant la campagne, les écologistes pourraient raisonnablement espérer entamer des négociations gouvernementales avec le PS, même si un troisième partenaire sera nécessaire. Ce scénario s'inscrirait en outre dans le mantra socialiste de "majorités progressistes". Certains chez Ecolo redoutent toutefois une alliance entre PS et MR, une majorité qui a été privilégiée par la fédération liégeoise du PS après les élections communales et provinciales.Il reste l'imbroglio fédéral. La N-VA encore répété qu'elle ne voulait ni du PS, ni d'Ecolo. Les écologistes ne sont pas en reste. "Au niveau fédéral, on ne peut plus se permettre d'avoir la N-VA et lui laisser le terrain pour déverser les discours que l'on a entendus pendant cinq ans. J'espère que le MR a compris la leçon et qu'il ne s'alliera plus à la N-VA", a souligné Mme Khattabi. Après un succès aux communales, Ecolo se réimplante dans les différents parlements. "Aujourd'hui, on a du solide, dans les communes, dans tous les parlements et à l'Europe. Le socle, il est solide", a affirmé le co-président Jean-Marc Nollet devant les militants. Les écologistes échouent toutefois à former la première famille politique du pays. La progression n'a pas été aussi forte que certains sondages l'ont laissé penser, particulièrement en Flandre."Le Groenbashing a été d'une violence extrême", a analysé le député européen Philippe Lamberts. "Il faudra convaincre en Flandre que les Verts ont une vision économique plus robuste que les partis traditionnels qui n'ont pas de vision à long terme". Les élections de dimanche se traduisent au nord du pays par le regain de l'extrême-droite. "Le score du Vlaams Belang est un véritable échec de la démocratie. Les uns et les autres devront réfléchir à la responsabilité qu'ils portent face à ce dimanche noir. Que ce score reste dans les groupes parlementaires, pas dans les exécutifs", a demandé Mme Khattabi. Les Verts flamands n'étaient pas totalement satisfaits lundi au lendemain des élections. Groen a certes progressé mais espérait une croissance plus spectaculaire. "Évidemment, cela aurait pu être plus, mais nous avons tout de même 50% de mandataires supplémentaires", relativise la présidente Meyrem Almaci. Le parti digérait particulièrement mal la victoire du Vlaams Belang. "La montée de l'extrême droite est mon plus grand souci", commentait Kristof Calvo, en marge du bureau de parti. Groen a certes progressé et est désormais le plus grand parti flamand à Bruxelles et à Gand, mais la vague verte attendue n'a finalement pas déferlé. C'est plutôt le raz-de-marrée de l'extrême droite qui a attiré les regards. "La tâche de tous les partis démocratiques désormais est de donner une réponse à l'insécurité. Nous n'allons jamais gouverner avec le Vlaams Belang, mais nous devons prendre au sérieux les inquiétudes des gens", a ajouté M. Calvo. La présidente du parti ne veut toutefois pas tomber dans la dépression. "Nous sommes contents de ce pas en avant. Bien sûr, cela pouvait être plus. Chaque président de parti le souhaite. Mais nous avons 50% de mandataires en plus et je suis très fière d'être le seul parti démocratique au parlement à progresser", a-t-elle commenté. Kristof Calvo a également reconnu que le résultat était un peu en-deçà des attentes. "Le sentiment est double. C'est notre quatrième victoire de rang et nous gagnons 8 parlementaires. Mais je dois avouer que nous espérions mieux."