"Nous allons maintenant prendre plusieurs jours pour examiner tout cela dans le détail", a ajouté le président du parti socialiste à l'issue d'une rencontre de deux heures, sans parler encore d'une quelconque possibilité de coalition. Interrogé sur les possibles alliances politiques qui subsistent, Elio Di Rupo a estimé que "toutes les possibilités existent" encore. Il a toutefois déploré l'attitude du PTB, lequel a indiqué ne pas vouloir rencontrer une nouvelle fois le PS. "Le PTB refuse d'assumer ses responsabiltés. Dont acte", a dit M. Di Rupo devant la presse.

Mécontente de la tournure des consultations mardi à Namur avec le PS, formation marxiste-léniniste a en effet annoncé mardi soir qu'elle n'irait pas à la prochaine rencontre avec Elio Di Rupo normalement prévue jeudi matin à Namur jeudi. Maître du calendrier de consultations politiques, le président du PS a d'ailleurs semblé mercredi vouloir temporiser quelque peu avant ses prochaines rencontres.

"Laissons du temps au temps", a-t-il plaidé, précisant vouloir profiter pleinement ce week-end des festivités de la Ducasse de Mons, sa ville. Au sortir de la réunion, le co-président d'Ecolo Jean-Marc Nollet a, lui, assuré que les discussions avec Elio Di Rupo n'avaient pas porté sur une éventuelle coalition, mais uniquement sur les dix mesures que les écologistes voulaient imprimer en Fédération Wallonie-Bruxelles en matière d'enseignement, de petite enfance, de jeunesse et de culture. Il n'en a toutefois pas livré le contenu précis à la presse.

"Ce sont des matières extrêmement importantes pour les écologistes", a rappelé le co-président des Verts. "Il faut aujourd'hui sortir des logiques de communication et entrer dans des discussions de fond. Certains ont le sang chaud. Nous gardons la tête froide...", a-t-il conclu, en référence au tumulte survenu la veille à Namur entre PS et PTB.