"Ces dernières semaines, il y a eu une réduction sensible des cas passant de 100 par semaine vers le mois de juillet à actuellement autour de la vingtaine", a indiqué dans un communiqué le professeur Steve Ahuka, coordonnateur général de la riposte à l'épidémie d'Ebola en RDC. Dans ce contexte, la province du Sud-Kivu et la zone de santé de Tchomia au Nord-Kivu sont respectivement à 63 et 402 jours sans notification de cas, a précisé le ministère de la Santé dans le même communiqué. "La baisse du nombre des cas n'est pas la fin de l'épidémie. Cela étant, les efforts doivent être renforcés pour stopper la transmission du virus Ebola en réduisant le temps entre le début des signes et le traitement", ajoute le ministère. Il est maintenant question de "réfléchir sur comment avoir zéro cas, donc stopper la transmission", a renchéri le professeur Ahuka. Les autorités sanitaires congolaises évaluent depuis mardi leur stratégie et les fonds alloués à la lutte contre l'épidémie d'Ebola déclarée le 1er août 2018 et qui touche trois provinces : Nord-Kivu, Sud-Kivu et Ituri. Depuis, 2.182 décès ont été enregistrés sur 3.269 cas. Le ministère de la Santé s'est prononcé en faveur de la stratégie visant à "immuniser le plus grand nombre de la population" grâce à l'introduction d'un deuxième vaccin. Initialement annoncé pour le 1er novembre, la date du début de cette vaccination n'a pas été confirmée jeudi. Cette molécule "sera donnée dans les zones non infectées par la MVE (maladie à virus Ebola) afin de créer un grand nombre des gens protégés de cette maladie, de sorte qu'en cas d'une éventuelle épidémie, celle-ci ne puisse pas sévir", a expliqué le professeur Ahuka. "Ce deuxième vaccin sera donné à toute personne volontaire et éligible dans les régions où seront organisées ces vaccinations", précise le ministère de la Santé. L'épidémie d'Ebola est la dixième sur le sol congolais depuis 1976 et la deuxième la plus grave de l'Histoire après celle de 2014 en Afrique de l'Ouest. Depuis cette terrible épidémie qui fit plus de 11.300 morts, un vaccin expérimental a été mis au point par Merck Sharp and Dohme et est utilisé dans les régions infectées de RDC. A ce stade, 245.085 personnes y ont été vaccinées. Le deuxième vaccin expérimental est fabriqué par la filiale belge de Johnson & Johnson. (Belga)