La qualité de l'eau de la Meuse et du Rhin s'est améliorée au cours des dernières décennies, se réjouit la Riwa. Toutefois, des concentrations d'éléments indésirables ont été relevées, principalement des "substances émergentes", soit "pour lesquelles il n'existe pas de norme légale et dont la nocivité n'a pas encore été (pleinement) établie".

La Meuse est particulièrement vulnérable, explique la Riwa car elle contient environ 50% d'eaux usées, épurées ou non. La moitié d'entre elles provient "de rejets industriels dont on ignore souvent les substances qu'ils contiennent", souligne la Riwa-Meuse, qui regroupe les sociétés belges et néerlandaises de production d'eau potable à partir de la Meuse. Ces sociétés ont prélevé en 2017 plus de 505 millions de mètres cubes d'eau superficielles dans la Meuse. Cette eau est ensuite traitée et distribuée à la population.

La présence de polluants est surveillée fréquemment, en vérifiant le respect des exigences de qualité fixées dans le Mémorandum relatif à la protection des cours d'eau européens (ERM), détaille la Riwa-Meuse dans son rapport annuel. En 2017, 96.382 mesures ont été effectuées sur la Meuse, concernant 1.123 paramètres, dont 70 (6,2%) ont dépassé une ou plusieurs fois une valeur cible. Deux tiers des dépassements concernaient des substances émergentes. Pour garantir un approvisionnement durable en eau potable, la Riwa préconise "une transparence totale en matière de rejets industriels". L'association plaide pour que le processus d'octroi d'autorisations soit plus ouvert et qu'un registre public et transfrontalier de toutes les substances déversées dans l'environnement à cause des rejets d'eaux usées industrielles soit établi.

La qualité de l'eau de la Meuse et du Rhin s'est améliorée au cours des dernières décennies, se réjouit la Riwa. Toutefois, des concentrations d'éléments indésirables ont été relevées, principalement des "substances émergentes", soit "pour lesquelles il n'existe pas de norme légale et dont la nocivité n'a pas encore été (pleinement) établie". La Meuse est particulièrement vulnérable, explique la Riwa car elle contient environ 50% d'eaux usées, épurées ou non. La moitié d'entre elles provient "de rejets industriels dont on ignore souvent les substances qu'ils contiennent", souligne la Riwa-Meuse, qui regroupe les sociétés belges et néerlandaises de production d'eau potable à partir de la Meuse. Ces sociétés ont prélevé en 2017 plus de 505 millions de mètres cubes d'eau superficielles dans la Meuse. Cette eau est ensuite traitée et distribuée à la population.La présence de polluants est surveillée fréquemment, en vérifiant le respect des exigences de qualité fixées dans le Mémorandum relatif à la protection des cours d'eau européens (ERM), détaille la Riwa-Meuse dans son rapport annuel. En 2017, 96.382 mesures ont été effectuées sur la Meuse, concernant 1.123 paramètres, dont 70 (6,2%) ont dépassé une ou plusieurs fois une valeur cible. Deux tiers des dépassements concernaient des substances émergentes. Pour garantir un approvisionnement durable en eau potable, la Riwa préconise "une transparence totale en matière de rejets industriels". L'association plaide pour que le processus d'octroi d'autorisations soit plus ouvert et qu'un registre public et transfrontalier de toutes les substances déversées dans l'environnement à cause des rejets d'eaux usées industrielles soit établi.