"A ce titre, la ducasse doit se conformer aux principes fondamentaux de la Convention de 2003 et en particulier à son article 2, selon lequel seul sera pris en considération le patrimoine culturel immatériel conforme aux instruments internationaux existants relatifs aux droits de l'homme, ainsi qu'à l'exigence du respect mutuel entre communautés, groupes et individus", selon ce courrier de l'Unesco transmis à l'agence Belga par Bruxelles Panthères. L'Unesco "ne cessera d'être vigilante face à toutes les formes de menaces qui pèsent sur la dignité et les droits humains", ajoute-t-elle. Comme l'a fait le collectif antiraciste, l'Unesco a établi un parallèle avec le carnaval d'Alost. Au cours de la dernière édition de ce carnaval, un char avait suscité une vague de polémiques en raison des caricatures de la communauté juive qu'il véhiculait. Le cas du carnaval d'Alost doit être étudié en décembre par l'Unesco et Bruxelles Panthères espère que l'institution onusienne "fera d'une pierre deux coups", en examinant également le dossier de la ducasse d'Ath, selon les mots du porte-parole du collectif, Mouhad Reghif. Ce dernier se rendra dimanche à Ath pour assister à la sortie du "Sauvage" et sensibilisera la population locale à la problématique des "black faces". Les "black faces" sont présents dans de nombreuses manifestations folkloriques. Ce sont des personnages censés être effrayants, joués par des blancs grimés en noir. Une pratique raciste et négrophobe, souligne Bruxelles Panthères. Le collectif s'était déjà manifesté l'an dernier en parvenant à empêcher la sortie des "nègres" lors de la ducasse des Culants à Deux-Acren (Lessines). (Belga)