La ministre de la Coopération au développement Meryame Kitir (sp.a) et le vice-Premier ministre et ministre de l'Économie et du Travail Pierre-Yves Dermagne (PS) ont reçu ce courrier des mains d'Ann Claes (JBC) et Bruno Van Steenberghe (Kalani), cosignataires. Les deux ministres socialistes ont manifesté leur volonté d'avancer au niveau national. L'accord de gouvernement prévoit que l'équipe De Croo joue "un rôle de premier plan dans l'élaboration d'un cadre législatif européen sur le devoir de diligence", mais n'envisage un cadre national que "dans la mesure du possible". "Bientôt huit ans se sont écoulés depuis le drame du Rana Plaza au Bangladesh, où 1.134 travailleurs ont été tués par l'effondrement de leurs ateliers textiles peu sûrs", rappelle M. Dermargne (PS). "Depuis lors, certaines initiatives volontaires ont été prises par le secteur, et nous constatons un soutien accru en faveur d'une législation contraignante. Mais il faut faire plus. Outre les initiatives prises au niveau européen et aux Nations unies, il est important de mettre en place un cadre national pour la diligence raisonnable", plaide-t-il en soulignant les exemples de la France, des Pays-Bas et de certains autres pays européens. Les entreprises signataires savent à quel point les consommateurs sont demandeurs de transparence, de respect de l'humain et de l'environnement, avec des questionnements sur l'esclavage moderne et le travail des enfants. Plusieurs s'engagent dès lors à "jouer un rôle sociétal positif" et signent la charte belge des Objectifs du Développement Durable (ODD) pour le développement international. Mais sans cadre juridique, "la voie est libre pour la concurrence déloyale", déplorent-elles. Car identifier, prévenir et lutter activement contre les violations des droits humains et de l'environnement dans les chaînes internationales implique des coûts et des investissements. Une législation fournirait des incitations, récompenserait les efforts et créerait des conditions de concurrence équitable entre les entreprises, affirment-elles dans un communiqué. Au niveau européen, l'élaboration en cours d'un cadre sur la diligence raisonnable est entre les mains du commissaire à la Justice, Didier Reynders. (Belga)

La ministre de la Coopération au développement Meryame Kitir (sp.a) et le vice-Premier ministre et ministre de l'Économie et du Travail Pierre-Yves Dermagne (PS) ont reçu ce courrier des mains d'Ann Claes (JBC) et Bruno Van Steenberghe (Kalani), cosignataires. Les deux ministres socialistes ont manifesté leur volonté d'avancer au niveau national. L'accord de gouvernement prévoit que l'équipe De Croo joue "un rôle de premier plan dans l'élaboration d'un cadre législatif européen sur le devoir de diligence", mais n'envisage un cadre national que "dans la mesure du possible". "Bientôt huit ans se sont écoulés depuis le drame du Rana Plaza au Bangladesh, où 1.134 travailleurs ont été tués par l'effondrement de leurs ateliers textiles peu sûrs", rappelle M. Dermargne (PS). "Depuis lors, certaines initiatives volontaires ont été prises par le secteur, et nous constatons un soutien accru en faveur d'une législation contraignante. Mais il faut faire plus. Outre les initiatives prises au niveau européen et aux Nations unies, il est important de mettre en place un cadre national pour la diligence raisonnable", plaide-t-il en soulignant les exemples de la France, des Pays-Bas et de certains autres pays européens. Les entreprises signataires savent à quel point les consommateurs sont demandeurs de transparence, de respect de l'humain et de l'environnement, avec des questionnements sur l'esclavage moderne et le travail des enfants. Plusieurs s'engagent dès lors à "jouer un rôle sociétal positif" et signent la charte belge des Objectifs du Développement Durable (ODD) pour le développement international. Mais sans cadre juridique, "la voie est libre pour la concurrence déloyale", déplorent-elles. Car identifier, prévenir et lutter activement contre les violations des droits humains et de l'environnement dans les chaînes internationales implique des coûts et des investissements. Une législation fournirait des incitations, récompenserait les efforts et créerait des conditions de concurrence équitable entre les entreprises, affirment-elles dans un communiqué. Au niveau européen, l'élaboration en cours d'un cadre sur la diligence raisonnable est entre les mains du commissaire à la Justice, Didier Reynders. (Belga)