"Je n'ai rien vu du débat aujourd'hui", a dit Joe Biden, interrogé sur l'audience qui s'est déroulée un peu plus tôt à la plus haute juridiction américaine. "Je soutiens Roe v. Wade, je pense que c'est la position la plus rationnelle, et je continue à la soutenir", a-t-il ajouté. Une majorité des juges de la Cour suprême des États-Unis a semblé mercredi tentée de modifier le cadre légal qui, depuis près de 50 ans, garantit le droit des Américaines à avorter, soit en le restreignant soit en l'annulant purement et simplement. Les neuf sages, dont six conservateurs, ont examiné pendant deux heures une loi du Mississippi qui interdit d'avorter après 15 semaines de grossesse. La porte-parole de la Maison Blanche Jen Psaki a indiqué que selon le président, "la loi du Mississippi violait ouvertement les droits constitutionnels des femmes à avoir des avortements en toute légalité et en toute sécurité". Il s'agit là d'une "grave menace aux droits fondamentaux des femmes", a-t-elle ajouté. Le président "s'est engagé à travailler avec le Congrès pour codifier ce droit constitutionnel à un avortement légal et sûr", a-t-elle rappelé. Le droit à l'avortement aux États-Unis n'est pas garanti par une loi fédérale, mais repose sur la jurisprudence, en l'occurrence sur un arrêt historique de la Cour suprême, "Roe v. Wade" de 1973. Dans cet arrêt, elle a estimé que la Constitution garantissait le droit des femmes à avorter et que les États ne pouvaient pas les en priver. En 1992, elle a précisé que ce droit était valable tant que le f?tus n'est pas "viable", soit vers 22 à 24 semaines de grossesse. (Belga)

"Je n'ai rien vu du débat aujourd'hui", a dit Joe Biden, interrogé sur l'audience qui s'est déroulée un peu plus tôt à la plus haute juridiction américaine. "Je soutiens Roe v. Wade, je pense que c'est la position la plus rationnelle, et je continue à la soutenir", a-t-il ajouté. Une majorité des juges de la Cour suprême des États-Unis a semblé mercredi tentée de modifier le cadre légal qui, depuis près de 50 ans, garantit le droit des Américaines à avorter, soit en le restreignant soit en l'annulant purement et simplement. Les neuf sages, dont six conservateurs, ont examiné pendant deux heures une loi du Mississippi qui interdit d'avorter après 15 semaines de grossesse. La porte-parole de la Maison Blanche Jen Psaki a indiqué que selon le président, "la loi du Mississippi violait ouvertement les droits constitutionnels des femmes à avoir des avortements en toute légalité et en toute sécurité". Il s'agit là d'une "grave menace aux droits fondamentaux des femmes", a-t-elle ajouté. Le président "s'est engagé à travailler avec le Congrès pour codifier ce droit constitutionnel à un avortement légal et sûr", a-t-elle rappelé. Le droit à l'avortement aux États-Unis n'est pas garanti par une loi fédérale, mais repose sur la jurisprudence, en l'occurrence sur un arrêt historique de la Cour suprême, "Roe v. Wade" de 1973. Dans cet arrêt, elle a estimé que la Constitution garantissait le droit des femmes à avorter et que les États ne pouvaient pas les en priver. En 1992, elle a précisé que ce droit était valable tant que le f?tus n'est pas "viable", soit vers 22 à 24 semaines de grossesse. (Belga)