En raison du passage des études de médecine de 7 à 6 ans en 2012, deux promotions termineront leur master en juin 2018. Cette "double cohorte" représente quelque 1.800 étudiants qui devront se choisir une voie de spécialisation (médecine générale, cardiologie, pédiatrie, ...), assortie de période de stages. Mais selon les doyens de médecine, il manquerait plus de 1.000 places de stage pour satisfaire tout le monde. "Les politiques n'ayant pas anticipé cela, aucun moyen financier supplémentaire n'a été débloqué, laissant ainsi plusieurs centaines d'étudiants sans possibilité de poursuivre leur formation, ni en médecine générale ni dans une autre spécialité", déplore Nicolas Pierre. "Bloquer des centaines d'étudiants diplômés et motivés dans un contexte de pénurie médicale avérée et croissante est absurde mais surtout scandaleux", poursuit-il. Les étudiants demandent notamment à la ministre de garantir l'ouverture de davantage de places de stage, tout en maintenant la qualité de la formation, d'augmenter le nombre de bourses de recherches et de prévoir un refinancement des hôpitaux et de tous les lieux de stage à hauteur de leurs besoins. Aucune rencontre avec Mme De Block n'est toutefois prévue à l'issue de l'action. La semaine dernière, les doyens des facultés de médecine de l'Université catholique de Louvain (UCL), de l'Université libre de Bruxelles (ULB) et de l'Université de Liège (ULg) avaient exprimé, dans une lettre ouverte adressée au Premier ministre ainsi qu'à tous les ministres compétents en matière de santé à tous les niveaux de pouvoir, leur vive inquiétude quant à l'avenir des étudiants de médecine qui termineront leur formation de base (master) en juin 2018. "Sans des actions politiques concrètes, le véritable numérus clausus sera en fin de formation pour des centaines d'étudiants en Communauté française", avaient-ils regretté. Mercredi, le ministre de l'Enseignement supérieur en Fédération Wallonie-Bruxelles Jean-Claude Marcourt (PS) s'en est également pris au fédéral, l'accusant "de ne rien faire" pour résoudre la problématique, que ce soit pour assouplir les normes pour devenir maître de stages ou en matière de financement. (Belga)

En raison du passage des études de médecine de 7 à 6 ans en 2012, deux promotions termineront leur master en juin 2018. Cette "double cohorte" représente quelque 1.800 étudiants qui devront se choisir une voie de spécialisation (médecine générale, cardiologie, pédiatrie, ...), assortie de période de stages. Mais selon les doyens de médecine, il manquerait plus de 1.000 places de stage pour satisfaire tout le monde. "Les politiques n'ayant pas anticipé cela, aucun moyen financier supplémentaire n'a été débloqué, laissant ainsi plusieurs centaines d'étudiants sans possibilité de poursuivre leur formation, ni en médecine générale ni dans une autre spécialité", déplore Nicolas Pierre. "Bloquer des centaines d'étudiants diplômés et motivés dans un contexte de pénurie médicale avérée et croissante est absurde mais surtout scandaleux", poursuit-il. Les étudiants demandent notamment à la ministre de garantir l'ouverture de davantage de places de stage, tout en maintenant la qualité de la formation, d'augmenter le nombre de bourses de recherches et de prévoir un refinancement des hôpitaux et de tous les lieux de stage à hauteur de leurs besoins. Aucune rencontre avec Mme De Block n'est toutefois prévue à l'issue de l'action. La semaine dernière, les doyens des facultés de médecine de l'Université catholique de Louvain (UCL), de l'Université libre de Bruxelles (ULB) et de l'Université de Liège (ULg) avaient exprimé, dans une lettre ouverte adressée au Premier ministre ainsi qu'à tous les ministres compétents en matière de santé à tous les niveaux de pouvoir, leur vive inquiétude quant à l'avenir des étudiants de médecine qui termineront leur formation de base (master) en juin 2018. "Sans des actions politiques concrètes, le véritable numérus clausus sera en fin de formation pour des centaines d'étudiants en Communauté française", avaient-ils regretté. Mercredi, le ministre de l'Enseignement supérieur en Fédération Wallonie-Bruxelles Jean-Claude Marcourt (PS) s'en est également pris au fédéral, l'accusant "de ne rien faire" pour résoudre la problématique, que ce soit pour assouplir les normes pour devenir maître de stages ou en matière de financement. (Belga)