"Le Royaume-Uni n'a toujours pas présenté de proposition réalisable et réaliste. Mais, j'ai reçu des signaux prometteurs du Taoiseach" (le chef du gouvernement irlandais, ndlr), a commenté M. Tusk depuis Nicosie, la capitale chypriote, où il conduit une visite de travail. "Même la plus infime chance doit être saisie", a-t-il insisté, rappelant qu'une absence d'accord ne constituerait "jamais le choix de l'UE". Les deux négociateurs sur le Brexit, Michel Barnier pour l'UE et Stephen Barclay pour les Britanniques, se sont pour leur part retrouvés en matinée à Bruxelles pour évaluer les chances de déblocage des discussions. Aucun détail sur le contenu de cette rencontre, qui a duré près de deux heures, n'a filtré pour l'instant. Jeudi, la possibilité d'atteindre un deal a été quelque peu ravivée après une rencontre entre Leo Varadkar et le Premier ministre britannique, Boris Johnson. Les deux hommes ont assuré entrevoir "un chemin" pour un compromis quant à l'épineuse question de la frontière irlandaise. Ils n'ont toutefois pas donné d'explications quant à la forme que cette solution pourrait prendre. Un sommet européen crucial pour le Brexit se tiendra la semaine prochaine à Bruxelles, alors que la date du départ du Royaume-Uni de l'UE reste pour l'heure fixée au 31 octobre. (Belga)