Selon l'Institut belge pour la Sécurité routière (IBSR), six belges sur dix seraient favorables à rendre obligatoire le port du casque pour les cyclistes de moins de 14 ans. Selon l'Institut, cette mesure a déjà été adoptée par 12 pays de l'UE et la France compte s'y soumettre dès le 22 mars prochain.

Une habitude qui sauve

Le communiqué de l'IBSR révèle que chaque année, au moins 700 enfants de moins de 14 ans sont impliqués dans un accident de la circulation en tant que cyclistes, dont une cinquantaine sont tués ou gravement blessés. Actuellement, le port du casque n'est conseillé que pour les deux-roues, mais imposer cette mesure serait, pour l'IBSR, logique. Il révèle notamment que "plus d'un enfant sur deux hospitalisé à la suite d'un accident de vélo est touché à la tête ".

Selon son étude, les jeunes cyclistes entre 6 et 14 ans sont plus exposés aux blessures graves ou mortelles que leurs ainés. Le casque réduit ensuite de 70% le risque de lésions à la tête, et son utilisation ne dissuade pas pour autant la pratique même du vélo : sept enfants sur dix le portent déjà ! Enfin, l'institut révèle que "90% des cyclistes admis aux urgences des hôpitaux sont impliqués dans un accident où ils sont seuls impliqués ". Un geste dont son utilité n'est plus à prouver donc.

Le Gracq refuse l'obligation

A l'inverse, le Gracq, Groupe de recherche et d'action des cyclistes quotidiens, se montre défavorable quant à son obligation. Son utilisation doit, selon lui, rester un choix personnel : "Rendre le port du casque obligatoire pourrait passer a priori comme un bon moyen d'améliorer la sécurité des cyclistes. C'est pourtant une "fausse bonne idée" ", indique-t-il sur son site internet.

Jugé comme une solution non infaillible, elle ne permettrait pas de réduire le risque d'accident et constitue, par ailleurs, un moyen de décourager le cycliste : "Dans les pays qui ont rendu le casque obligatoire, comme l'Australie ou la Nouvelle-Zélande, on a constaté une diminution du nombre de cyclistes ou, au mieux, une stagnation ", explique-t-il.

Pour l'association, " il serait plus pertinent d'investir dans le développement du vélo et de s'attaquer en priorité aux causes des accidents ".

Selon l'Institut belge pour la Sécurité routière (IBSR), six belges sur dix seraient favorables à rendre obligatoire le port du casque pour les cyclistes de moins de 14 ans. Selon l'Institut, cette mesure a déjà été adoptée par 12 pays de l'UE et la France compte s'y soumettre dès le 22 mars prochain.Le communiqué de l'IBSR révèle que chaque année, au moins 700 enfants de moins de 14 ans sont impliqués dans un accident de la circulation en tant que cyclistes, dont une cinquantaine sont tués ou gravement blessés. Actuellement, le port du casque n'est conseillé que pour les deux-roues, mais imposer cette mesure serait, pour l'IBSR, logique. Il révèle notamment que "plus d'un enfant sur deux hospitalisé à la suite d'un accident de vélo est touché à la tête ".Selon son étude, les jeunes cyclistes entre 6 et 14 ans sont plus exposés aux blessures graves ou mortelles que leurs ainés. Le casque réduit ensuite de 70% le risque de lésions à la tête, et son utilisation ne dissuade pas pour autant la pratique même du vélo : sept enfants sur dix le portent déjà ! Enfin, l'institut révèle que "90% des cyclistes admis aux urgences des hôpitaux sont impliqués dans un accident où ils sont seuls impliqués ". Un geste dont son utilité n'est plus à prouver donc.A l'inverse, le Gracq, Groupe de recherche et d'action des cyclistes quotidiens, se montre défavorable quant à son obligation. Son utilisation doit, selon lui, rester un choix personnel : "Rendre le port du casque obligatoire pourrait passer a priori comme un bon moyen d'améliorer la sécurité des cyclistes. C'est pourtant une "fausse bonne idée" ", indique-t-il sur son site internet.Jugé comme une solution non infaillible, elle ne permettrait pas de réduire le risque d'accident et constitue, par ailleurs, un moyen de décourager le cycliste : "Dans les pays qui ont rendu le casque obligatoire, comme l'Australie ou la Nouvelle-Zélande, on a constaté une diminution du nombre de cyclistes ou, au mieux, une stagnation ", explique-t-il.Pour l'association, " il serait plus pertinent d'investir dans le développement du vélo et de s'attaquer en priorité aux causes des accidents ".