"Nous sommes ceux et celles dont on ne parle pas", stipule le manifeste, évoquant 1.000 métiers "non subventionnés pour la plupart, sans code NACE (un système de classification des activités économiques; NDLR) précis ni commission paritaire déterminante". Parmi les signataires figurent en effet de nombreux profils très divers dont comédien, chanteur, DJ, danseur, perchman, paysagiste, plasticien, styliste, ingénieur du son, concepteur d'exposition, chorégraphe, régisseur, photographe, architecte, humoriste, ripper, sculpteur, magicien, etc. Pourtant, ces acteurs du secteur culturel et événementiel sont "à l'arrêt total depuis le 10 mars" et ne voient "pas se profiler à l'horizon la moindre date fiable et réaliste d'une reprise d'activité", déplorent-ils. "Beaucoup de route reste à parcourir avant que des salles de spectacle ne se remplissent à nouveau, beaucoup de jours avant que nous ne proclamions ouvertes les portes d'un événement public ou privé de plus de 250 personnes, sans aucune restriction venant entacher l'expérience du public", regrettent-ils. Par conséquent, "nous avons peur", clament les signataires "Pour nous. Pour nos métiers. Pour nos partenaires. Pour nos sous-traitant.e.s. Pour nos travailleurs et nos travailleuses de l'ombre et de la lumière." Pour éviter un "naufrage", ils demandent un soutien économique pour les travailleurs, dont la revalorisation et prolongation du droit passerelle, l'annulation des cotisations sociales de 2020, la revalorisation des barèmes du chômage temporaire ou encore un gel des remboursements des crédits hypothécaires individuels, entre autres. Pour soutenir les entreprises, ils suggèrent par ailleurs une aide pour le paiement des frais induits par la crise sanitaire, la prise en charge des frais de billetterie liés au remboursement des tickets et reports, et celle de la recette de billetterie perdue liée au remboursement de tickets au public, ou encore la réduction via un subside des prix de location des salles, l'annulation de la TVA pour l'année 2020 et le gel des remboursement des prêts professionnels. Les signataires de cette lettre ouverte, au nombre de 9.650 lundi midi, demandent aussi aux dirigeants la mise en place d'états généraux de la culture et de l'événementiel et "l'ouverture d'une réflexion sur une politique à long terme, unifiée, cohérente, pour survivre à cette crise mais également pour le futur de (leur) secteur d'activité". (Belga)

"Nous sommes ceux et celles dont on ne parle pas", stipule le manifeste, évoquant 1.000 métiers "non subventionnés pour la plupart, sans code NACE (un système de classification des activités économiques; NDLR) précis ni commission paritaire déterminante". Parmi les signataires figurent en effet de nombreux profils très divers dont comédien, chanteur, DJ, danseur, perchman, paysagiste, plasticien, styliste, ingénieur du son, concepteur d'exposition, chorégraphe, régisseur, photographe, architecte, humoriste, ripper, sculpteur, magicien, etc. Pourtant, ces acteurs du secteur culturel et événementiel sont "à l'arrêt total depuis le 10 mars" et ne voient "pas se profiler à l'horizon la moindre date fiable et réaliste d'une reprise d'activité", déplorent-ils. "Beaucoup de route reste à parcourir avant que des salles de spectacle ne se remplissent à nouveau, beaucoup de jours avant que nous ne proclamions ouvertes les portes d'un événement public ou privé de plus de 250 personnes, sans aucune restriction venant entacher l'expérience du public", regrettent-ils. Par conséquent, "nous avons peur", clament les signataires "Pour nous. Pour nos métiers. Pour nos partenaires. Pour nos sous-traitant.e.s. Pour nos travailleurs et nos travailleuses de l'ombre et de la lumière." Pour éviter un "naufrage", ils demandent un soutien économique pour les travailleurs, dont la revalorisation et prolongation du droit passerelle, l'annulation des cotisations sociales de 2020, la revalorisation des barèmes du chômage temporaire ou encore un gel des remboursements des crédits hypothécaires individuels, entre autres. Pour soutenir les entreprises, ils suggèrent par ailleurs une aide pour le paiement des frais induits par la crise sanitaire, la prise en charge des frais de billetterie liés au remboursement des tickets et reports, et celle de la recette de billetterie perdue liée au remboursement de tickets au public, ou encore la réduction via un subside des prix de location des salles, l'annulation de la TVA pour l'année 2020 et le gel des remboursement des prêts professionnels. Les signataires de cette lettre ouverte, au nombre de 9.650 lundi midi, demandent aussi aux dirigeants la mise en place d'états généraux de la culture et de l'événementiel et "l'ouverture d'une réflexion sur une politique à long terme, unifiée, cohérente, pour survivre à cette crise mais également pour le futur de (leur) secteur d'activité". (Belga)