Dès les premières heures de la journée, les Haïtiens se sont rendus nombreux dans les églises pour participer aux messes célébrées en mémoire des disparus. En présence des membres du gouvernement, de hauts fonctionnaires et de diplomates étrangers, le président haïtien Jovenel Moïse a déposé une gerbe au mémorial du séisme, érigé à l'extérieur de la capitale, sur le site où des milliers de victimes ont été enterrées dans des fosses communes. Il y a dix ans, les trente-cinq secondes qu'a duré la secousse de magnitude 7 avaient transformé Port-au-Prince et les villes de Gressier, Léogane et Jacmel en champs de ruines, entraînant la mort de plus de 200.000 personnes, en blessant 300.000 autres. Plus d'un million et demi d'Haïtiens s'étaient retrouvés sans logis, plaçant les autorités et la communauté humanitaire internationale devant le colossal défi d'une reconstruction dans un pays sans cadastre ni code de la construction. "C'est une décennie perdue, totalement perdue", assène l'économiste haïtien Kesner Pharel. "La capitale n'a pas été reconstruite, mais la mauvaise gouvernance ne dépend pas exclusivement des autorités locales: au niveau international, nous n'avons pas vu ce mécanisme de gestion de l'aide pour permettre au pays d'en bénéficier", souligne-t-il. Des centaines de milliers de logements, de bâtiments administratifs, d'écoles se sont écroulés lors du séisme qui a également détruit 60% du système de santé haïtien. Dix ans plus tard, la reconstruction du principal hôpital du pays n'est toujours pas achevée et le travail des organisations non gouvernementales reste indispensable pour pallier les carences de l'Etat. Sans parvenir à relever le défi de sa reconstruction après le séisme, Haïti a, en dix ans, plongé dans une crise socio-politique. Les manifestations contre le pouvoir en place se sont multipliées à travers les villes du pays au point de totalement paralyser l'activité entre septembre et décembre 2019. (Belga)

Dès les premières heures de la journée, les Haïtiens se sont rendus nombreux dans les églises pour participer aux messes célébrées en mémoire des disparus. En présence des membres du gouvernement, de hauts fonctionnaires et de diplomates étrangers, le président haïtien Jovenel Moïse a déposé une gerbe au mémorial du séisme, érigé à l'extérieur de la capitale, sur le site où des milliers de victimes ont été enterrées dans des fosses communes. Il y a dix ans, les trente-cinq secondes qu'a duré la secousse de magnitude 7 avaient transformé Port-au-Prince et les villes de Gressier, Léogane et Jacmel en champs de ruines, entraînant la mort de plus de 200.000 personnes, en blessant 300.000 autres. Plus d'un million et demi d'Haïtiens s'étaient retrouvés sans logis, plaçant les autorités et la communauté humanitaire internationale devant le colossal défi d'une reconstruction dans un pays sans cadastre ni code de la construction. "C'est une décennie perdue, totalement perdue", assène l'économiste haïtien Kesner Pharel. "La capitale n'a pas été reconstruite, mais la mauvaise gouvernance ne dépend pas exclusivement des autorités locales: au niveau international, nous n'avons pas vu ce mécanisme de gestion de l'aide pour permettre au pays d'en bénéficier", souligne-t-il. Des centaines de milliers de logements, de bâtiments administratifs, d'écoles se sont écroulés lors du séisme qui a également détruit 60% du système de santé haïtien. Dix ans plus tard, la reconstruction du principal hôpital du pays n'est toujours pas achevée et le travail des organisations non gouvernementales reste indispensable pour pallier les carences de l'Etat. Sans parvenir à relever le défi de sa reconstruction après le séisme, Haïti a, en dix ans, plongé dans une crise socio-politique. Les manifestations contre le pouvoir en place se sont multipliées à travers les villes du pays au point de totalement paralyser l'activité entre septembre et décembre 2019. (Belga)