Samedi dernier, le super kern s'est réuni pour décider des mesures de relance visant à aider notre économie à sortir de la crise la plus profonde depuis les guerres mondiales. Pour rappel, le super kern a été créé pour donner une certaine envergure au gouvernement Wilmès. Wilmès est formé par le MR, l'Open VLD et le CD&V et ne compte que 38 des 150 sièges parlementaires. Il a obtenu la confiance de 84 parlementaires grâce au soutien supplémentaire du sp.a, du PS, de Groen, d'Ecolo, du CDH et de DéFI. Il a reçu les pleins pouvoirs pour combattre les conséquences socio-économiques de la crise du coronavirus et la N-VA a été le dixième parti à la rejoindre.
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Samedi dernier, le super kern s'est réuni pour décider des mesures de relance visant à aider notre économie à sortir de la crise la plus profonde depuis les guerres mondiales. Pour rappel, le super kern a été créé pour donner une certaine envergure au gouvernement Wilmès. Wilmès est formé par le MR, l'Open VLD et le CD&V et ne compte que 38 des 150 sièges parlementaires. Il a obtenu la confiance de 84 parlementaires grâce au soutien supplémentaire du sp.a, du PS, de Groen, d'Ecolo, du CDH et de DéFI. Il a reçu les pleins pouvoirs pour combattre les conséquences socio-économiques de la crise du coronavirus et la N-VA a été le dixième parti à la rejoindre.Afin d'impliquer les partis qui ne font pas partie du gouvernement, on a fondé le super kern. Il est composé des ministres et de tous les présidents de partis qui ont approuvé les pleins pouvoirs. Cela signifie que les présidents des partis, dont certains n'ont même pas été élus, participent à la prise de décisions cruciales. Sans Parlement. Sans journalistes. Sans curieux... Le super kern est "juste un autre mot pour une junte", écrivent Hendrik Vuye (UNamur) et Veerle Wouters (Hogeschool PXL) sur Knack.be.Cette "junte" a pris un certain nombre de mesures dans le cadre d'un plan de relance dont personne ne connaît les contours. Par exemple, le secteur de l'hôtellerie et de la restauration bénéficiera d'une réduction de la TVA allant jusqu'à 6 %. Les employeurs peuvent accorder un chèque de 300 euros, entièrement déductible et non imposable, à utiliser dans l'industrie de l'hôtellerie et de la restauration ou dans le secteur culturel. Et chaque habitant recevra un Rail Pass SNCB avec dix trajets. Le président de la MR, George-Louis Bouchez, a fièrement tweeté après coup que l'ensemble des mesures de soutien coûtera 3,5 milliards d'euros.Ces mesures, qui sont apparemment le fruit d'intenses négociations manquent totalement leur but. On dilapide beaucoup d'argent pour créer encore plus de ressentiment et de malheur. La réduction de la TVA pour le secteur de l'hôtellerie et de la restauration concerne principalement les grandes brasseries derrière les cafés. Pour le chèque de 300 euros, il reste à voir si l'employeur le paiera. Seuls les chômeurs, les retraités, les travailleurs indépendants et les étudiants savent déjà avec certitude qu'ils ne recevront pas ce montant, car ils ne sont pas salariés. Et tout le monde a droit à dix voyages en train gratuits, quel que soit son salaire. De plus, cette mesure a été prise sans consultation de la SNCB et sans aucune clarté sur les aspects financiers, logistiques et sanitaires. Distribuer de l'argent, comme l'a fait le gouvernement de Wilmès le week-end dernier, est tout simplement de la mauvaise gestion.Plus inquiétant encore, aucun des dix partis qui ont adopté ces mesures ne semble réaliser qu'ils sont en partie responsables de cette mauvaise gestion. Pour Dirk Van Damme, expert en enseignement à l'OCDE, "aucun parti appartenant au super-kern n'a encore l'autorité morale pour dire quoi que ce soit de significatif sur un gouvernement efficace".Ces dernières années, nos principaux politiciens et partis vont de mal en pis. Ceux qui pensaient qu'avec le cabinet de querelles Michel, on avait atteint un sommet se trompent. Il a été suivi par le vaudeville Marrakech, où tous les participants ont perdu une grande partie du peu de sérieux qui leur restait. En décembre 2018, le gouvernement Michel s'est retrouvé en affaires courantes et son dynamisme égalait celui d'un sac de farine.Les choses ne se sont pas améliorées lorsque le Premier ministre Charles Michel (MR) s'est enfui en Europe et a été remplacé par sa collègue de parti Sophie Wilmès, qui, en tant que ministre du Budget, n'avait fait aucune impression. Il y a trois mois, on a à nouveau touché le fond avec la façon indécente et sournoise dont Wilmès est arrivé au pouvoir. Dans la lutte contre la crise du coronavirus, ce gouvernement est constamment à la traîne, avec les conséquences désastreuses que l'on sait. Ses mesures de relance qui consistent à jeter de l'argent par les fenêtres sont populistes, sans vision, et sans plan. Ensuite, la facture sera présentée au contribuable. Vous.