Cette septième campagne de fouilles en un an avait été engagée lundi dans un bois communal d'Issancourt-et-Rumel, exploré pendant trois jours fin avril par les enquêteurs et la juge d'instruction Sabine Kheris, à partir "d'indications" livrées par l'ex-épouse du tueur en série défunt. "Cette journée de fouilles s'est passée en présence de Monique Olivier, sur ses indications complémentaires. Pour l'instant on n'a rien trouvé, (...) mais d'autres fouilles vont avoir lieu", a déclaré en début de soirée, en quittant les lieux, Me Corinne Herrmann, l'une des avocates du père de l'enfant disparue à 9 ans à Guermantes (Seine-et-Marne). Extraite de sa cellule où elle purge une peine de sûreté de 28 ans pour complicité dans quatre des meurtres de son ex-mari, Monique Olivier, 72 ans, "amène des précisions, répond aux questions, essaye d'aider, de retrouver le scénario de ces trois jours terribles", mais "c'est difficile, vingt ans après", a poursuivi Me Herrmann. Lundi, les opérations de fouilles s'étaient poursuivies tard dans la soirée, afin notamment de "la remettre dans les conditions de l'époque", mais aussi de "faire remonter des images". Interrogée sur la poursuite des fouilles, l'avocate a répondu qu'il "il y aura(it) encore des vérifications", sans plus de précisions. Lors d'une précédente campagne de recherches dans cette région des Ardennes, théâtre d'une bonne partie du parcours criminel de Michel Fourniret, Monique Olivier avait pour la première fois reconnu le 1er avril un rôle dans la séquestration d'Estelle. Elle avait précisé avoir accompagné son ex-mari au bord du bois d'Issancourt-et-Rumel pour le laisser aller enfouir le corps de la fillette, le 11 janvier 2003. Le village d'Issancourt-et-Rumel se situe à quelque 4 km de Ville-sur-Lumes, où, toujours selon Monique Olivier, Fourniret a séquestré, violé et tué Estelle, dans une maison appartenant à sa soeur. Condamné à la perpétuité incompressible pour les meurtres de sept jeunes femmes ou adolescentes entre 1987 et 2001, Michel Fourniret avait fini par avouer en mars 2020 sa responsabilité dans la disparition d'Estelle Mouzin. Il est décédé à 79 ans à Paris. (Belga)

Cette septième campagne de fouilles en un an avait été engagée lundi dans un bois communal d'Issancourt-et-Rumel, exploré pendant trois jours fin avril par les enquêteurs et la juge d'instruction Sabine Kheris, à partir "d'indications" livrées par l'ex-épouse du tueur en série défunt. "Cette journée de fouilles s'est passée en présence de Monique Olivier, sur ses indications complémentaires. Pour l'instant on n'a rien trouvé, (...) mais d'autres fouilles vont avoir lieu", a déclaré en début de soirée, en quittant les lieux, Me Corinne Herrmann, l'une des avocates du père de l'enfant disparue à 9 ans à Guermantes (Seine-et-Marne). Extraite de sa cellule où elle purge une peine de sûreté de 28 ans pour complicité dans quatre des meurtres de son ex-mari, Monique Olivier, 72 ans, "amène des précisions, répond aux questions, essaye d'aider, de retrouver le scénario de ces trois jours terribles", mais "c'est difficile, vingt ans après", a poursuivi Me Herrmann. Lundi, les opérations de fouilles s'étaient poursuivies tard dans la soirée, afin notamment de "la remettre dans les conditions de l'époque", mais aussi de "faire remonter des images". Interrogée sur la poursuite des fouilles, l'avocate a répondu qu'il "il y aura(it) encore des vérifications", sans plus de précisions. Lors d'une précédente campagne de recherches dans cette région des Ardennes, théâtre d'une bonne partie du parcours criminel de Michel Fourniret, Monique Olivier avait pour la première fois reconnu le 1er avril un rôle dans la séquestration d'Estelle. Elle avait précisé avoir accompagné son ex-mari au bord du bois d'Issancourt-et-Rumel pour le laisser aller enfouir le corps de la fillette, le 11 janvier 2003. Le village d'Issancourt-et-Rumel se situe à quelque 4 km de Ville-sur-Lumes, où, toujours selon Monique Olivier, Fourniret a séquestré, violé et tué Estelle, dans une maison appartenant à sa soeur. Condamné à la perpétuité incompressible pour les meurtres de sept jeunes femmes ou adolescentes entre 1987 et 2001, Michel Fourniret avait fini par avouer en mars 2020 sa responsabilité dans la disparition d'Estelle Mouzin. Il est décédé à 79 ans à Paris. (Belga)