Ce discours est minutieusement fignolé dans les derniers jours précédant l'exercice. Le chef de l'exécutif européen le rédige lui-même, y apportant des modifications jusqu'à la dernière minute, selon une source européenne. Et malgré sa fine connaissance de plusieurs langues nationales de l'Union, le Luxembourgeois se fait entourer pour la traduction de "native speakers", afin d'éviter toute maladresse de traduction. Sur le chapitre du Brexit, M. Juncker a confirmé respecter le choix britannique et le regretter. Mais il a enjoint au gouvernement de Theresa May de comprendre que "si vous quittez l'Union, vous ne faites bien évidemment plus partie de notre marché unique, et vous ne pouvez certainement pas y participer, à la carte, dans les seuls aspects que vous voudriez choisir." Concernant la frontière entre l'Irlande et l'Irlande du Nord, "au cas où le gouvernement britannique se défausserait de ses responsabilités découlant de l'accord du Vendredi saint, ce n'est pas l'Union européenne, mais le Brexit, qui risque de rendre la frontière plus visible", a-t-il prévenu. M. Juncker a toutefois assuré que le Royaume-Uni "sera toujours un voisin et un partenaire très proche, que ce soit dans les domaines politiques, économiques et de la sécurité". (Belga)

Ce discours est minutieusement fignolé dans les derniers jours précédant l'exercice. Le chef de l'exécutif européen le rédige lui-même, y apportant des modifications jusqu'à la dernière minute, selon une source européenne. Et malgré sa fine connaissance de plusieurs langues nationales de l'Union, le Luxembourgeois se fait entourer pour la traduction de "native speakers", afin d'éviter toute maladresse de traduction. Sur le chapitre du Brexit, M. Juncker a confirmé respecter le choix britannique et le regretter. Mais il a enjoint au gouvernement de Theresa May de comprendre que "si vous quittez l'Union, vous ne faites bien évidemment plus partie de notre marché unique, et vous ne pouvez certainement pas y participer, à la carte, dans les seuls aspects que vous voudriez choisir." Concernant la frontière entre l'Irlande et l'Irlande du Nord, "au cas où le gouvernement britannique se défausserait de ses responsabilités découlant de l'accord du Vendredi saint, ce n'est pas l'Union européenne, mais le Brexit, qui risque de rendre la frontière plus visible", a-t-il prévenu. M. Juncker a toutefois assuré que le Royaume-Uni "sera toujours un voisin et un partenaire très proche, que ce soit dans les domaines politiques, économiques et de la sécurité". (Belga)