Les eurodéputés ont adopté en séance plénière, à une forte majorité (485 voix pour, 169 contre et 42 abstentions), un texte visant à "mettre fin d'ici au 30 septembre 2022 aux écarts entre les tests en laboratoire et en conditions de conduite réelles" sur les émissions des nouveaux véhicules. Sa position fera l'objet de négociations avec les États membres. Les données des émissions automobiles, telles que le NOx, dont le niveau maximal est encadré par la législation, sont généralement obtenues par les constructeurs lors de tests en laboratoire, alors que "les émissions des véhicules testés en conditions de conduite réelles ont tendance à être nettement plus élevées", souligne un communiqué du Parlement. Les eurodéputés entendent donc rendre obligatoires ces tests en conditions "réelles", tout en abaissant le facteur de correction établi par la Commission européenne pour réduire les "incertitudes techniques" associées aux mesures brutes obtenues via des systèmes portables de mesure des émissions de moteurs en cours d'utilisation. Ces "facteurs de conformité" correctifs avaient été déclarés illégaux en décembre 2018 par la justice de l'UE en première instance, verdict dont la Commission a fait appel. Le Parlement demande en outre à l'exécutif européen d'imposer à compter de juin 2021 "des exigences plus strictes" pour ces équipements portables de mesure utilisés en conduite réelle, avant de les supprimer d'ici septembre 2022 -- après quoi les données brutes issues des tests en conditions réelles seront utilisées pour déterminer la conformité avec les limites d'émissions dans l'UE. Cette décision des eurodéputés intervient dans la foulée du vaste scandale du "dieselgate", qui avait éclaté en septembre 2015 quand le géant allemand de l'automobile Volkswagen avait reconnu avoir truqué 11 millions de véhicules diesel. (Belga)

Les eurodéputés ont adopté en séance plénière, à une forte majorité (485 voix pour, 169 contre et 42 abstentions), un texte visant à "mettre fin d'ici au 30 septembre 2022 aux écarts entre les tests en laboratoire et en conditions de conduite réelles" sur les émissions des nouveaux véhicules. Sa position fera l'objet de négociations avec les États membres. Les données des émissions automobiles, telles que le NOx, dont le niveau maximal est encadré par la législation, sont généralement obtenues par les constructeurs lors de tests en laboratoire, alors que "les émissions des véhicules testés en conditions de conduite réelles ont tendance à être nettement plus élevées", souligne un communiqué du Parlement. Les eurodéputés entendent donc rendre obligatoires ces tests en conditions "réelles", tout en abaissant le facteur de correction établi par la Commission européenne pour réduire les "incertitudes techniques" associées aux mesures brutes obtenues via des systèmes portables de mesure des émissions de moteurs en cours d'utilisation. Ces "facteurs de conformité" correctifs avaient été déclarés illégaux en décembre 2018 par la justice de l'UE en première instance, verdict dont la Commission a fait appel. Le Parlement demande en outre à l'exécutif européen d'imposer à compter de juin 2021 "des exigences plus strictes" pour ces équipements portables de mesure utilisés en conduite réelle, avant de les supprimer d'ici septembre 2022 -- après quoi les données brutes issues des tests en conditions réelles seront utilisées pour déterminer la conformité avec les limites d'émissions dans l'UE. Cette décision des eurodéputés intervient dans la foulée du vaste scandale du "dieselgate", qui avait éclaté en septembre 2015 quand le géant allemand de l'automobile Volkswagen avait reconnu avoir truqué 11 millions de véhicules diesel. (Belga)