Après près de huit ans de procédure judiciaire et l'épuisement de ses derniers recours cette semaine, Mario Sandoval doit embarquer dimanche soir sur un vol Air France de Paris à Buenos Aires. Exilé depuis 1985 en France, dont il a obtenu depuis la nationalité, Mario Sandoval avait été arrêté mercredi à son domicile de Nogent-sur-Marne, près de Paris. Le conseil d'Etat, plus haute juridiction administrative française, avait validé définitivement mercredi un décret d'extradition pris par Paris le 21 août 2018. L'ancien fonctionnaire de 66 ans, craignant "d'être privé en Argentine d'un procès équitable" ou d'être soumis à de "mauvaises conditions de détention" ou "à la torture pendant sa détention", avait immédiatement saisi la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) pour "violation par la France de ses engagements européens", selon son avocat Jérôme Rousseau. Vendredi, la CEDH a toutefois rejeté cette demande visant à suspendre l'extradition, la jugeant irrecevable. "Désormais il va rejoindra l'Argentine et pourra enfin s'expliquer devant la justice de son pays, qui est le théâtre de la tragédie, là où se trouvent le plus de témoins et de documents", a réagi l'avocate de l'Etat argentin, Me Sophie Thonon-Wesfreid. La justice argentine, qui réclame Mario Sandoval à la France depuis 2012, le soupçonne d'avoir participé à plus de 500 faits de meurtres, tortures et séquestrations pendant la dictature militaire qui a duré de 1976 à 1983. Mais elle ne s'est appuyée que sur un dossier, celui d'Hernan Abriata, pour demander cette extradition, car elle dispose d'une dizaine de dépositions dans cette affaire. Etudiant en architecture, Hernan Abriata fut détenu à l'Ecole de mécanique de la marine (ESMA), un centre de torture de la dictature argentine (1976-1983) par lequel sont passées quelque 5.000 personnes qui ont ensuite disparu, souvent jetées depuis des avions dans le Rio de la Plata. Mario Sandoval, dont l'identité complète est restée longtemps ignorée en France, a obtenu la nationalité française en 1997, ce qui n'empêche pas son extradition car il n'était pas français à l'époque des faits. (Belga)

Après près de huit ans de procédure judiciaire et l'épuisement de ses derniers recours cette semaine, Mario Sandoval doit embarquer dimanche soir sur un vol Air France de Paris à Buenos Aires. Exilé depuis 1985 en France, dont il a obtenu depuis la nationalité, Mario Sandoval avait été arrêté mercredi à son domicile de Nogent-sur-Marne, près de Paris. Le conseil d'Etat, plus haute juridiction administrative française, avait validé définitivement mercredi un décret d'extradition pris par Paris le 21 août 2018. L'ancien fonctionnaire de 66 ans, craignant "d'être privé en Argentine d'un procès équitable" ou d'être soumis à de "mauvaises conditions de détention" ou "à la torture pendant sa détention", avait immédiatement saisi la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) pour "violation par la France de ses engagements européens", selon son avocat Jérôme Rousseau. Vendredi, la CEDH a toutefois rejeté cette demande visant à suspendre l'extradition, la jugeant irrecevable. "Désormais il va rejoindra l'Argentine et pourra enfin s'expliquer devant la justice de son pays, qui est le théâtre de la tragédie, là où se trouvent le plus de témoins et de documents", a réagi l'avocate de l'Etat argentin, Me Sophie Thonon-Wesfreid. La justice argentine, qui réclame Mario Sandoval à la France depuis 2012, le soupçonne d'avoir participé à plus de 500 faits de meurtres, tortures et séquestrations pendant la dictature militaire qui a duré de 1976 à 1983. Mais elle ne s'est appuyée que sur un dossier, celui d'Hernan Abriata, pour demander cette extradition, car elle dispose d'une dizaine de dépositions dans cette affaire. Etudiant en architecture, Hernan Abriata fut détenu à l'Ecole de mécanique de la marine (ESMA), un centre de torture de la dictature argentine (1976-1983) par lequel sont passées quelque 5.000 personnes qui ont ensuite disparu, souvent jetées depuis des avions dans le Rio de la Plata. Mario Sandoval, dont l'identité complète est restée longtemps ignorée en France, a obtenu la nationalité française en 1997, ce qui n'empêche pas son extradition car il n'était pas français à l'époque des faits. (Belga)