Le politicien d'extrême droite était le premier dirigeant à intervenir dans le débat de l'assemblée générale de l'ONU, le Brésil étant traditionnellement le pays ayant le premier mot à cet événement mondial. "Nous sommes un des pays qui protègent le mieux l'environnement", a affirmé M. Bolsonaro, alors que la forêt amazonienne continue de brûler, provoquant un émoi mondial. Le climatosceptique a attribué ces feux à la météo, aux vents, à des incendies criminels et aux pratiques agricoles des populations autochtones, ne reconnaissant aucune responsabilité gouvernementale. Il s'en est pris aux médias et à des puissances étrangères, accusés de propager des "mensonges" dans un esprit colonialiste. "Les Raonis sont manipulés par des gouvernements étrangers dans cette guerre de l'information, avec l'appui d'ONG (...), mais ces attaques dans les médias n'ont fait que susciter plus de patriotisme chez nous", selon lui. Il a critiqué sans la nommer l'action du président français Emmanuel Macron lors du dernier G7 et remercié le président américain Donald Trump "pour la souveraineté de chacun d'entre nous". Jair Bolsonaro a assuré que son gouvernement n'augmenterait pas la part de territoires dédiée aux populations autochtones, qui est de 14% selon lui. Il s'en est pris aussi à l'ONU, accusée d'accueillir dans ses salles des partisans d'un nouveau colonialisme. Son discours tranchait avec celui du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, marqué par les appels à la lutte contre la crise climatique, au multilatéralisme et aux droits humains. (Belga)