L'accord dit "de la Saint-Sylvestre" vise à sortir la République démocratique du Congo (RDC) de la crise née du maintien au pouvoir du président Joseph Kabila au-delà du terme de son mandat, le 20 décembre 2016. L'accord entérine une décision controversée de la Cour constitutionnelle qui maintient M. Kabila jusqu'à l'élection de son successeur. En contrepartie, il attribue à l'opposition le poste de Premier ministre du futur gouvernement. "La finalité de l'accord du 31 décembre 2016 est l'organisation des élections, pour permettre au peuple de se choisir de nouveaux dirigeants par les urnes", a martelé avec force jeudi Mgr Marcel Utembi, président de la Cenco, lors de la cérémonie de relance des pourparlers. "Il est curieux et inadmissible que les travaux sur 'l'arrangement particulier' (composition et mode de désignation du conseil de suivi, composition du gouvernement, modalités de nomination du Premier ministre, ndlr) prennent plus de temps que les négociations sur l'accord proprement dit", s'est-il indigné. Fin janvier, les discussions avaient en effet notamment achoppé sur la répartition des postes, et particulièrement les modalités de nomination par M. Kabila du Premier ministre présenté par l'opposition, ainsi que sur le calendrier de mise en ?uvre de l'accord. Le chef de l'opposition, Etienne Tshisekedi, avait été désigné président du conseil de suivi de l'accord, mais sa mort à 84 ans à Bruxelles le 1er février, et la controverse autour du rapatriement de son corps, ont aussi retardé la reprise des travaux. Durant ces nouvelles discussions, les évêques comptent "déceler toutes les man?uvres dilatoires" visant à retarder l'application de l'accord et s'engagent à établir désormais "les responsabilités" de ceux qui seront à la base d'éventuels blocages, a averti Mgr Marcel Utembi jeudi. (Belga)

L'accord dit "de la Saint-Sylvestre" vise à sortir la République démocratique du Congo (RDC) de la crise née du maintien au pouvoir du président Joseph Kabila au-delà du terme de son mandat, le 20 décembre 2016. L'accord entérine une décision controversée de la Cour constitutionnelle qui maintient M. Kabila jusqu'à l'élection de son successeur. En contrepartie, il attribue à l'opposition le poste de Premier ministre du futur gouvernement. "La finalité de l'accord du 31 décembre 2016 est l'organisation des élections, pour permettre au peuple de se choisir de nouveaux dirigeants par les urnes", a martelé avec force jeudi Mgr Marcel Utembi, président de la Cenco, lors de la cérémonie de relance des pourparlers. "Il est curieux et inadmissible que les travaux sur 'l'arrangement particulier' (composition et mode de désignation du conseil de suivi, composition du gouvernement, modalités de nomination du Premier ministre, ndlr) prennent plus de temps que les négociations sur l'accord proprement dit", s'est-il indigné. Fin janvier, les discussions avaient en effet notamment achoppé sur la répartition des postes, et particulièrement les modalités de nomination par M. Kabila du Premier ministre présenté par l'opposition, ainsi que sur le calendrier de mise en ?uvre de l'accord. Le chef de l'opposition, Etienne Tshisekedi, avait été désigné président du conseil de suivi de l'accord, mais sa mort à 84 ans à Bruxelles le 1er février, et la controverse autour du rapatriement de son corps, ont aussi retardé la reprise des travaux. Durant ces nouvelles discussions, les évêques comptent "déceler toutes les man?uvres dilatoires" visant à retarder l'application de l'accord et s'engagent à établir désormais "les responsabilités" de ceux qui seront à la base d'éventuels blocages, a averti Mgr Marcel Utembi jeudi. (Belga)