Invité de la rentrée de la faculté de sciences politiques de l'UGent, le leader socialiste a estimé que le fédéralisme à la belge ne fonctionnait pas si mal que ça et précisé qu'il restait partisan d'un fédéralisme de coopération. "C'est une erreur de croire qu'une réforme de l'Etat est une solution miracle", a jugé M. Magnette. Ces dernières semaines, le président de la N-VA Bart De Wever a répété à plusieurs reprises que 2024 devait être un nouveau rendez-vous avec l'histoire. Les nationalistes flamands veulent pouvoir poser à cette échéance de grands pas vers un modèle confédéraliste, et espèrent pouvoir le faire avec le PS. Pour Paul Magnette, les choses ne seront toutefois pas si simples. Il a notamment relevé le fait que le Vlaams Belang et le PTB-PVDA, qualifiés de "partis anti-système", comptaient pour un cinquième des sièges à la Chambre et qu'ils progressaient dans les sondages. "Pour une réforme de l'Etat, il faut 100 sièges. Si ces partis anti-système continuent à progresser, ils pourront rendre toute réforme de l'Etat impossible", a souligné le bourgmestre de Charleroi. Mais au-delà du problème arithmétique, le président des socialistes francophones n'est pas apparu emballé par un quelconque big bang institutionnel. "Je sais que le Belgium-bashing est à la mode, mais le fédéralisme fonctionne mieux en Belgique que ce que certains veulent faire croire. Notre modèle institutionnel n'est pas plus compliqué que celui d'autres Etats". M. Magnette a cité le cas de la France où le partage des compétences est, selon lui, plus compliqué, tout en comptant plus d'élus par habitant. La crise pandémique a aussi montré que le fédéralisme de coopération fonctionne chez nous, a-t-il ajouté. "Nous avons l'un des meilleurs taux de vaccination en Europe et les contaminations sont plus sous contrôle chez nous. En Allemagne, Angela Merkel a dû beaucoup concerter avec les Länder, mais leurs résultats ne sont pas si bons", selon le patron du PS. Pour lui, une réforme de l'Etat ne peut de toute façon être une fin en soi, mais seulement un moyen d'améliorer le fonctionnement de l'Etat. (Belga)

Invité de la rentrée de la faculté de sciences politiques de l'UGent, le leader socialiste a estimé que le fédéralisme à la belge ne fonctionnait pas si mal que ça et précisé qu'il restait partisan d'un fédéralisme de coopération. "C'est une erreur de croire qu'une réforme de l'Etat est une solution miracle", a jugé M. Magnette. Ces dernières semaines, le président de la N-VA Bart De Wever a répété à plusieurs reprises que 2024 devait être un nouveau rendez-vous avec l'histoire. Les nationalistes flamands veulent pouvoir poser à cette échéance de grands pas vers un modèle confédéraliste, et espèrent pouvoir le faire avec le PS. Pour Paul Magnette, les choses ne seront toutefois pas si simples. Il a notamment relevé le fait que le Vlaams Belang et le PTB-PVDA, qualifiés de "partis anti-système", comptaient pour un cinquième des sièges à la Chambre et qu'ils progressaient dans les sondages. "Pour une réforme de l'Etat, il faut 100 sièges. Si ces partis anti-système continuent à progresser, ils pourront rendre toute réforme de l'Etat impossible", a souligné le bourgmestre de Charleroi. Mais au-delà du problème arithmétique, le président des socialistes francophones n'est pas apparu emballé par un quelconque big bang institutionnel. "Je sais que le Belgium-bashing est à la mode, mais le fédéralisme fonctionne mieux en Belgique que ce que certains veulent faire croire. Notre modèle institutionnel n'est pas plus compliqué que celui d'autres Etats". M. Magnette a cité le cas de la France où le partage des compétences est, selon lui, plus compliqué, tout en comptant plus d'élus par habitant. La crise pandémique a aussi montré que le fédéralisme de coopération fonctionne chez nous, a-t-il ajouté. "Nous avons l'un des meilleurs taux de vaccination en Europe et les contaminations sont plus sous contrôle chez nous. En Allemagne, Angela Merkel a dû beaucoup concerter avec les Länder, mais leurs résultats ne sont pas si bons", selon le patron du PS. Pour lui, une réforme de l'Etat ne peut de toute façon être une fin en soi, mais seulement un moyen d'améliorer le fonctionnement de l'Etat. (Belga)