"Mon intervention ne fera pas changer votre opinion. Vous n'allez pas condamner un gouvernement mais un pays et un peuple, une Hongrie qui depuis 1000 ans est membre de cette famille des peuples chrétiens d'Europe", a lancé le nationaliste devant l'assemblée européenne. Le Parlement européen doit se prononcer mercredi sur un rapport préconisant le déclenchement d'une procédure de sanction pour de multiples atteintes à la démocratie et à l'Etat de droit en Hongrie. La procédure article 7 peut aller jusqu'à la suspension du droit de vote de la Hongrie dans les instances européennes, si les Etats membres valident aussi cette décision. "Vous souhaitez exclure un peuple des décisions européennes, faire taire ceux qui ne sont pas d'accord avec vous", a affirmé M. Orban, ne montrant aucun signe d'ouverture sur les critiques exposées. "Vous nous condamnez parce que notre patrie n'a pas accepté devenir un pays d'immigration, mais nous ne céderons pas au chantage, la Hongrie défendra ses droits, y compris contre vous s'il le faut", a ajouté M. Orban. Sa formation politique Fidesz fait partie du Parti populaire européen, qui décidera ce soir comment se positionner mercredi sur le déclenchement de l'article 7. Lors du débat en plénière, le chef de groupe PPE, Manfred Weber, a défendu le respect des valeurs européennes et assuré que sans volonté du gouvernement Orban de résoudre les problèmes, il faudrait déclencher l'article 7. Il a aussi appelé les Etats membres à mettre le sujet à l'ordre du jour du prochain Conseil. Une représentante du Conseil de l'Union européenne, dont la présidence est assurée par l'Autriche, a indiqué que ce serait le cas pour le prochain Conseil des Affaires générales. Les chefs de groupe des socialistes, des libéraux et des Verts ont tous appelé le PPE à exclure le Fidesz de ses rangs, même si la place de la Hongrie reste bien, à leurs yeux, au coeur de l'Europe. A l'inverse, les souverainistes et nationalistes ont défendu M. Orban. (Belga)

"Mon intervention ne fera pas changer votre opinion. Vous n'allez pas condamner un gouvernement mais un pays et un peuple, une Hongrie qui depuis 1000 ans est membre de cette famille des peuples chrétiens d'Europe", a lancé le nationaliste devant l'assemblée européenne. Le Parlement européen doit se prononcer mercredi sur un rapport préconisant le déclenchement d'une procédure de sanction pour de multiples atteintes à la démocratie et à l'Etat de droit en Hongrie. La procédure article 7 peut aller jusqu'à la suspension du droit de vote de la Hongrie dans les instances européennes, si les Etats membres valident aussi cette décision. "Vous souhaitez exclure un peuple des décisions européennes, faire taire ceux qui ne sont pas d'accord avec vous", a affirmé M. Orban, ne montrant aucun signe d'ouverture sur les critiques exposées. "Vous nous condamnez parce que notre patrie n'a pas accepté devenir un pays d'immigration, mais nous ne céderons pas au chantage, la Hongrie défendra ses droits, y compris contre vous s'il le faut", a ajouté M. Orban. Sa formation politique Fidesz fait partie du Parti populaire européen, qui décidera ce soir comment se positionner mercredi sur le déclenchement de l'article 7. Lors du débat en plénière, le chef de groupe PPE, Manfred Weber, a défendu le respect des valeurs européennes et assuré que sans volonté du gouvernement Orban de résoudre les problèmes, il faudrait déclencher l'article 7. Il a aussi appelé les Etats membres à mettre le sujet à l'ordre du jour du prochain Conseil. Une représentante du Conseil de l'Union européenne, dont la présidence est assurée par l'Autriche, a indiqué que ce serait le cas pour le prochain Conseil des Affaires générales. Les chefs de groupe des socialistes, des libéraux et des Verts ont tous appelé le PPE à exclure le Fidesz de ses rangs, même si la place de la Hongrie reste bien, à leurs yeux, au coeur de l'Europe. A l'inverse, les souverainistes et nationalistes ont défendu M. Orban. (Belga)