S'il demeure le parti francophone disposant de l'assise locale la plus forte, le PS a laissé quelques plumes dans l'aventure: Molenbeek a basculé, entraînant la retraite de son homme fort et figure emblématique des socialistes, Philippe Moureaux, Claude Desama a perdu son maïorat à Verviers, Eliane Tillieux n'est pas parvenue à s'imposer à Namur -le PS y cède même sa première place- pas plus que Laurette Onkelinx à Schaerbeek, Philippe Courard a perdu Hotton, l'ancestrale majorité socialiste-libérale en province de Namur a vécu.

PS et CDH moins proches qu'avant
Chaque situation locale obéit bien entendu à des contingences locales. Pourtant, force est de constater que PS et cdH prétendument "scotchés" semblent un peu moins proches qu'avant. A Bruxelles-Ville, le couple a même volé en éclats avec fracas: les socialistes ont éjecté Joëlle Milquet (cdH) de la coalition au profit du MR. Le surlendemain - et même si les intéressés jurent qu'il ne faut faire aucun rapprochement - , Molenbeek tombait, suivie un peu plus tard de Verviers.

Autrefois ennemis jurés, MR et cdH semblent revenus à de meilleurs sentiments. Le cdH a permis à Françoise Schepmans de devenir bourgmestre de Molenbeek, le MR en a fait de même avec Marc Elsen à Verviers et a ouvert sa majorité à Uccle. A la Ville de Namur, l'alliance cdH-MR-Ecolo se poursuit et à la province, un accord MR-cdH a vu le jour. A Gembloux, le cdH a troqué Ecolo contre le MR, etc.

Le jeu de dominos bruxellois a singulièrement échauffé les esprits et quelques déclarations ou communiqués assassins se sont perdus. En fin de matinée, le président du PS, Thierry Giet, a appelé à la sérénité en soulignant les défis qui attendent les communes et les différents gouvernements dans les semaines et mois à venir.

En fin de semaine, les ministres PS, MR et cdH (fédéral) ou PS, Ecolo et cdH (Régions et Communauté) doivent se retrouver pour un exercice qui s'annonce particulièrement difficile: le budget 2013.

Les quatre partis devront également éviter trop de divergences à l'aube de nouvelles discussions communautaires en vue de mettre en oeuvre le deuxième volet de l'accord institutionnel.

Avec Belga

S'il demeure le parti francophone disposant de l'assise locale la plus forte, le PS a laissé quelques plumes dans l'aventure: Molenbeek a basculé, entraînant la retraite de son homme fort et figure emblématique des socialistes, Philippe Moureaux, Claude Desama a perdu son maïorat à Verviers, Eliane Tillieux n'est pas parvenue à s'imposer à Namur -le PS y cède même sa première place- pas plus que Laurette Onkelinx à Schaerbeek, Philippe Courard a perdu Hotton, l'ancestrale majorité socialiste-libérale en province de Namur a vécu. PS et CDH moins proches qu'avant Chaque situation locale obéit bien entendu à des contingences locales. Pourtant, force est de constater que PS et cdH prétendument "scotchés" semblent un peu moins proches qu'avant. A Bruxelles-Ville, le couple a même volé en éclats avec fracas: les socialistes ont éjecté Joëlle Milquet (cdH) de la coalition au profit du MR. Le surlendemain - et même si les intéressés jurent qu'il ne faut faire aucun rapprochement - , Molenbeek tombait, suivie un peu plus tard de Verviers. Autrefois ennemis jurés, MR et cdH semblent revenus à de meilleurs sentiments. Le cdH a permis à Françoise Schepmans de devenir bourgmestre de Molenbeek, le MR en a fait de même avec Marc Elsen à Verviers et a ouvert sa majorité à Uccle. A la Ville de Namur, l'alliance cdH-MR-Ecolo se poursuit et à la province, un accord MR-cdH a vu le jour. A Gembloux, le cdH a troqué Ecolo contre le MR, etc. Le jeu de dominos bruxellois a singulièrement échauffé les esprits et quelques déclarations ou communiqués assassins se sont perdus. En fin de matinée, le président du PS, Thierry Giet, a appelé à la sérénité en soulignant les défis qui attendent les communes et les différents gouvernements dans les semaines et mois à venir. En fin de semaine, les ministres PS, MR et cdH (fédéral) ou PS, Ecolo et cdH (Régions et Communauté) doivent se retrouver pour un exercice qui s'annonce particulièrement difficile: le budget 2013. Les quatre partis devront également éviter trop de divergences à l'aube de nouvelles discussions communautaires en vue de mettre en oeuvre le deuxième volet de l'accord institutionnel. Avec Belga