Depuis un arrêt de la Cour constitutionnelle de mars 2015 qui a énoncé le caractère facultatif des cours philosophiques (cours de religion et de morale laïque), un cours de citoyenneté et de philosophie obligatoire d'une heure est dispensé dans les écoles de l'enseignement officiel, à laquelle peut s'ajouter une deuxième heure dans une alternative qui continue de proposer les cours philosophiques facultatifs. Vécue comme une avancée par les directions et les professeurs, l'organisation de ce cours de CPC fait cependant face à des difficultés liées à la limitation de nombre d'heures octroyées, qui entraîne notamment une importante mobilité des cadres au détriment de la relation avec les élèves. Face au constat de la polarisation de la société, plusieurs formations politiques ont appelé ces dernières années à étendre le CPC et en 2019, la déclaration de politique générale rédigée par la majorité PS-MR-Ecolo au sein de la Fédération Wallonie-Bruxelles a chargé un groupe de travail spécifique au sein du parlement d'examiner l'extension à deux heures de l'éducation à la philosophie et à la citoyenneté pour l'ensemble des élèves de l'enseignement obligatoire. Ses travaux devaient débuter cette semaine mais ils ont été reportés de 15 jours. Face à ces atermoiements, au questionnement de la jeunesse et au constat d'urgence d'un "monde qui se polarise de plus en plus et où la complexité s'efface au profit de positions extrêmes ou sans nuances", l'Association des Professeurs de Philosophie et Citoyenneté appelle à la mobilisation. "Il est urgent de davantage réunir les élèves afin de rencontrer l'altérité et la multiplicité, afin de travailler, ensemble au développement de la pensée autonome et critique, dans un cours général dédié à cela et dans lequel l'enseignant est soumis au décret neutralité, meilleur garant d'une réelle émancipation des élèves", énonce-t-elle. Nous sommes ici à un moment déterminant pour développer le CPC dans l'intérêt de tous les élèves et de la société en général, estime l'association. La balle est dans le camp des décideurs. "Nos représentants politiques saisiront-ils l'occasion historique de donner à l'école les moyens de développer ce cours et d'atteindre ses objectifs ambitieux dans un contexte sociétal compliqué ou choisiront-ils de maintenir le statu quo au détriment des élèves, enseignants, directions et de la société en général ?", se demande-t-elle. (Belga)

Depuis un arrêt de la Cour constitutionnelle de mars 2015 qui a énoncé le caractère facultatif des cours philosophiques (cours de religion et de morale laïque), un cours de citoyenneté et de philosophie obligatoire d'une heure est dispensé dans les écoles de l'enseignement officiel, à laquelle peut s'ajouter une deuxième heure dans une alternative qui continue de proposer les cours philosophiques facultatifs. Vécue comme une avancée par les directions et les professeurs, l'organisation de ce cours de CPC fait cependant face à des difficultés liées à la limitation de nombre d'heures octroyées, qui entraîne notamment une importante mobilité des cadres au détriment de la relation avec les élèves. Face au constat de la polarisation de la société, plusieurs formations politiques ont appelé ces dernières années à étendre le CPC et en 2019, la déclaration de politique générale rédigée par la majorité PS-MR-Ecolo au sein de la Fédération Wallonie-Bruxelles a chargé un groupe de travail spécifique au sein du parlement d'examiner l'extension à deux heures de l'éducation à la philosophie et à la citoyenneté pour l'ensemble des élèves de l'enseignement obligatoire. Ses travaux devaient débuter cette semaine mais ils ont été reportés de 15 jours. Face à ces atermoiements, au questionnement de la jeunesse et au constat d'urgence d'un "monde qui se polarise de plus en plus et où la complexité s'efface au profit de positions extrêmes ou sans nuances", l'Association des Professeurs de Philosophie et Citoyenneté appelle à la mobilisation. "Il est urgent de davantage réunir les élèves afin de rencontrer l'altérité et la multiplicité, afin de travailler, ensemble au développement de la pensée autonome et critique, dans un cours général dédié à cela et dans lequel l'enseignant est soumis au décret neutralité, meilleur garant d'une réelle émancipation des élèves", énonce-t-elle. Nous sommes ici à un moment déterminant pour développer le CPC dans l'intérêt de tous les élèves et de la société en général, estime l'association. La balle est dans le camp des décideurs. "Nos représentants politiques saisiront-ils l'occasion historique de donner à l'école les moyens de développer ce cours et d'atteindre ses objectifs ambitieux dans un contexte sociétal compliqué ou choisiront-ils de maintenir le statu quo au détriment des élèves, enseignants, directions et de la société en général ?", se demande-t-elle. (Belga)