"Ce serait une forme de règle d'or, de pacte de stabilité, une norme de soutenabilité de la dette", a-t-il exposé en commission, après la présentation du rapport du Groupe d'experts chargés d'étudier la dette de la Wallonie, institué par le gouvernement en début d'année sous la présidence de Jean Hilgers, directeur à la Banque nationale de Belgique. Ce rapport affirme que la soutenabilité de la dette wallonne, en croissance depuis dix ans et qui a explosé avec les efforts nécessaires pour répondre aux crises du covid et des inondations de juillet, "n'est pas assurée". La charge d'intérêt de la dette atteint les 600 millions d'euros par an, soit 4% des recettes. Le Bureau du plan projette la dette à 48 milliards d'euros en 2030, avec des risques de lourd dérapage en cas de nouvelle crise ou de hausse des taux d'intérêt. Pour y répondre, le Groupe d'experts a proposé un effort budgétaire annuel cumulatif de 1% des recettes, soit 150 millions, que le gouvernement a entériné lors de son dernier conclave. Cet effort doit permettre de revenir à 180% de rapport dettes/recettes d'ici 10 ans, un ratio considéré comme soutenable par les experts, alors que les projections l'envisagent à près de 280% d'ici 2030. Le ministre Crucke (MR) veut maintenant consolider légalement cet effort, en l'inscrivant dans une révision du décret "WBFin" sur l'organisation du budget, de la comptabilité et du rapportage des organismes publics wallons, un texte dont le Parlement sera saisi l'an prochain. Le gouvernement, s'il ne respecte pas la règle d'or ainsi instituée, devrait ainsi dûment justifier toute dérogation. Dans le même ordre d'idées, M. Crucke a confirmé son intention de développer l'agence de la dette, réclamer une actualisation du rapport sur la soutenabilité de la dette avant chaque exercice budgétaire, ainsi qu'une optimalisation des outils d'analyse et de gestion de la dette, actuellement dispersés. (Belga)

"Ce serait une forme de règle d'or, de pacte de stabilité, une norme de soutenabilité de la dette", a-t-il exposé en commission, après la présentation du rapport du Groupe d'experts chargés d'étudier la dette de la Wallonie, institué par le gouvernement en début d'année sous la présidence de Jean Hilgers, directeur à la Banque nationale de Belgique. Ce rapport affirme que la soutenabilité de la dette wallonne, en croissance depuis dix ans et qui a explosé avec les efforts nécessaires pour répondre aux crises du covid et des inondations de juillet, "n'est pas assurée". La charge d'intérêt de la dette atteint les 600 millions d'euros par an, soit 4% des recettes. Le Bureau du plan projette la dette à 48 milliards d'euros en 2030, avec des risques de lourd dérapage en cas de nouvelle crise ou de hausse des taux d'intérêt. Pour y répondre, le Groupe d'experts a proposé un effort budgétaire annuel cumulatif de 1% des recettes, soit 150 millions, que le gouvernement a entériné lors de son dernier conclave. Cet effort doit permettre de revenir à 180% de rapport dettes/recettes d'ici 10 ans, un ratio considéré comme soutenable par les experts, alors que les projections l'envisagent à près de 280% d'ici 2030. Le ministre Crucke (MR) veut maintenant consolider légalement cet effort, en l'inscrivant dans une révision du décret "WBFin" sur l'organisation du budget, de la comptabilité et du rapportage des organismes publics wallons, un texte dont le Parlement sera saisi l'an prochain. Le gouvernement, s'il ne respecte pas la règle d'or ainsi instituée, devrait ainsi dûment justifier toute dérogation. Dans le même ordre d'idées, M. Crucke a confirmé son intention de développer l'agence de la dette, réclamer une actualisation du rapport sur la soutenabilité de la dette avant chaque exercice budgétaire, ainsi qu'une optimalisation des outils d'analyse et de gestion de la dette, actuellement dispersés. (Belga)