Le dossier d'accusation contre le président américain, le troisième seulement de l'histoire des Etats-Unis à faire face à un tel procès, a été officiellement transmis mercredi au Sénat. Donald Trump devra répondre de deux chefs d'accusation, abus de pouvoir et entrave au travail du Congrès. Il est accusé d'avoir exercé des pressions pour convaincre l'Ukraine d'ouvrir une enquête sur Joe Biden, son potentiel rival à l'élection présidentielle de novembre prochain. Les républicains y sont majoritaires avec 53 sièges sur 100 et Donald Trump devrait donc vraisemblablement y être acquitté. Il faudrait une majorité des deux tiers pour le destituer. Le procès débutera "véritablement" mardi, a précisé le chef républicain du Sénat Mitch McConnell. Selon un haut responsable de l'administration de Donald Trump, le procès ne devrait pas durer plus de deux semaines, ce qui permettra au président de se tourner ensuite résolument vers sa campagne de réélection. Malgré tout, les démocrates espèrent que le procès fera émerger de nouveaux éléments embarrassants pour Donald Trump et réclament l'audition de quatre proches conseillers du président. Ils cherchent à prouver que M. Trump a gelé une aide militaire destinée à l'Ukraine afin de forcer Kiev à ouvrir une enquête compromettante sur Joe Biden, dont le fils a longtemps fait des affaires dans ce pays. Mardi, le camp démocrate a dévoilé des documents inédits, accablants selon lui, provenant notamment d'enregistrements de conversations téléphoniques de Lev Parnas, Américain d'origine ukrainienne arrêté en octobre pour violation des règles de financement électoral. Ce dernier aurait travaillé aux côtés de Rudy Giuliani, avocat du président américain, pour faire pression sur Kiev. Donald Trump "savait exactement ce qui se passait" au sujet de la campagne présumée de pression sur les responsables ukrainiens, a déclaré mercredi M. Parnas sur la chaîne MSNBC. "Il était au courant de tous mes mouvements. Je n'aurais rien fait sans le consentement de Rudy Giuliani ou du président", a-t-il ajouté. Le président américain avait cherché à se démarquer de M. Parnas lors de son arrestation, affirmant ne pas le connaître et ne pas savoir ce qu'il faisait. (Belga)

Le dossier d'accusation contre le président américain, le troisième seulement de l'histoire des Etats-Unis à faire face à un tel procès, a été officiellement transmis mercredi au Sénat. Donald Trump devra répondre de deux chefs d'accusation, abus de pouvoir et entrave au travail du Congrès. Il est accusé d'avoir exercé des pressions pour convaincre l'Ukraine d'ouvrir une enquête sur Joe Biden, son potentiel rival à l'élection présidentielle de novembre prochain. Les républicains y sont majoritaires avec 53 sièges sur 100 et Donald Trump devrait donc vraisemblablement y être acquitté. Il faudrait une majorité des deux tiers pour le destituer. Le procès débutera "véritablement" mardi, a précisé le chef républicain du Sénat Mitch McConnell. Selon un haut responsable de l'administration de Donald Trump, le procès ne devrait pas durer plus de deux semaines, ce qui permettra au président de se tourner ensuite résolument vers sa campagne de réélection. Malgré tout, les démocrates espèrent que le procès fera émerger de nouveaux éléments embarrassants pour Donald Trump et réclament l'audition de quatre proches conseillers du président. Ils cherchent à prouver que M. Trump a gelé une aide militaire destinée à l'Ukraine afin de forcer Kiev à ouvrir une enquête compromettante sur Joe Biden, dont le fils a longtemps fait des affaires dans ce pays. Mardi, le camp démocrate a dévoilé des documents inédits, accablants selon lui, provenant notamment d'enregistrements de conversations téléphoniques de Lev Parnas, Américain d'origine ukrainienne arrêté en octobre pour violation des règles de financement électoral. Ce dernier aurait travaillé aux côtés de Rudy Giuliani, avocat du président américain, pour faire pression sur Kiev. Donald Trump "savait exactement ce qui se passait" au sujet de la campagne présumée de pression sur les responsables ukrainiens, a déclaré mercredi M. Parnas sur la chaîne MSNBC. "Il était au courant de tous mes mouvements. Je n'aurais rien fait sans le consentement de Rudy Giuliani ou du président", a-t-il ajouté. Le président américain avait cherché à se démarquer de M. Parnas lors de son arrestation, affirmant ne pas le connaître et ne pas savoir ce qu'il faisait. (Belga)