Plusieurs milliers de personnes ont assisté aux obsèques dans le Centre mémorial de Potocari, près de Srebrenica, où reposent désormais 6.671 victimes du massacre, dont 435 adolescents. 236 autres victimes sont enterrées dans différents cimetières. En juillet 1995, cinq mois avant la fin de la guerre de Bosnie (1992-95), les forces serbes de Bosnie ont tué dans la région de Srebrenica plus de 8.000 hommes et adolescents bosniaques musulmans. "Je vais enterrer le crâne de mon frère, et il n'est même pas complet", a confié à la presse Azir Osmanovic, peu avant l'inhumation des restes de son frère Azmir, qui avait 16 ans en juillet 1995. En fuyant Srebrenica avec un groupe d'adolescents, Azmir s'est retrouvé dans un champ de mines. "Mon frère et deux autres garçons sont morts à cet endroit", a raconté Azir. Ses restes ont été récemment retrouvés et identifiés. Une jeune femme, qui avait 24 ans à l'époque, ainsi qu'un autre adolescent de 17 ans figurent parmi les victimes enterrées. Après une cérémonie d'hommages et une prière collective, les cercueils, recouverts d'un drap vert et d'un drapeau de la Bosnie de l'époque de la guerre, ont été portés par des hommes vers les nouvelles tombes creusées parmi des milliers de stèles blanches parfaitement alignées. La plupart des victimes de ce massacre avaient été détenues, puis fusillées par centaines et enterrées dans des dizaines de fosses communes par les forces serbes de Bosnie, qui se sont emparées de la ville le 11 juillet 1995. Ce massacre a été qualifié de génocide par le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY). Les ex-chefs politique et militaire des Serbes de Bosnie, Radovan Karadzic et Ratko Mladic, ont été condamnés à la détention à perpétuité, notamment pour ce crime. Mais le massacre de Srebrenica est toujours minimisé par des dirigeants politiques des Serbes de Bosnie et de Serbie, qui réfutent la qualification de génocide. Les ministres serbes du gouvernement central bosnien se sont opposés vendredi à ce qu'une journée de deuil soit décrétée dans le pays. Samedi, le chef de la diplomatie de l'Union européenne, Josep Borrell, et le commissaire chargé de la politique de voisinage et de l'élargissement, Olivér Várhelyi, ont exhorté les dirigeants politiques des Balkans à affronter "les racines de la haine qui ont conduit au génocide". (Belga)

Plusieurs milliers de personnes ont assisté aux obsèques dans le Centre mémorial de Potocari, près de Srebrenica, où reposent désormais 6.671 victimes du massacre, dont 435 adolescents. 236 autres victimes sont enterrées dans différents cimetières. En juillet 1995, cinq mois avant la fin de la guerre de Bosnie (1992-95), les forces serbes de Bosnie ont tué dans la région de Srebrenica plus de 8.000 hommes et adolescents bosniaques musulmans. "Je vais enterrer le crâne de mon frère, et il n'est même pas complet", a confié à la presse Azir Osmanovic, peu avant l'inhumation des restes de son frère Azmir, qui avait 16 ans en juillet 1995. En fuyant Srebrenica avec un groupe d'adolescents, Azmir s'est retrouvé dans un champ de mines. "Mon frère et deux autres garçons sont morts à cet endroit", a raconté Azir. Ses restes ont été récemment retrouvés et identifiés. Une jeune femme, qui avait 24 ans à l'époque, ainsi qu'un autre adolescent de 17 ans figurent parmi les victimes enterrées. Après une cérémonie d'hommages et une prière collective, les cercueils, recouverts d'un drap vert et d'un drapeau de la Bosnie de l'époque de la guerre, ont été portés par des hommes vers les nouvelles tombes creusées parmi des milliers de stèles blanches parfaitement alignées. La plupart des victimes de ce massacre avaient été détenues, puis fusillées par centaines et enterrées dans des dizaines de fosses communes par les forces serbes de Bosnie, qui se sont emparées de la ville le 11 juillet 1995. Ce massacre a été qualifié de génocide par le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY). Les ex-chefs politique et militaire des Serbes de Bosnie, Radovan Karadzic et Ratko Mladic, ont été condamnés à la détention à perpétuité, notamment pour ce crime. Mais le massacre de Srebrenica est toujours minimisé par des dirigeants politiques des Serbes de Bosnie et de Serbie, qui réfutent la qualification de génocide. Les ministres serbes du gouvernement central bosnien se sont opposés vendredi à ce qu'une journée de deuil soit décrétée dans le pays. Samedi, le chef de la diplomatie de l'Union européenne, Josep Borrell, et le commissaire chargé de la politique de voisinage et de l'élargissement, Olivér Várhelyi, ont exhorté les dirigeants politiques des Balkans à affronter "les racines de la haine qui ont conduit au génocide". (Belga)