Ce consortium a vu le jour sous l'impulsion de naXys, l'Institut de recherche Namurois des systèmes complexes (UNamur). "Nous avons créé plusieurs modèles pertinents qui reposent sur des données statistiques fournies par Sciensano. Ils projettent les situations que nous serons amenés à vivre en Belgique, selon les décisions des autorités", explique l'UNamur.

Les chercheurs ont envisagé plusieurs cas de figure possibles: "Le premier scénario, qui ne se produira pas, montre qu'en cas de déconfinement total aujourd'hui, nous aurions pu connaître un nouveau pic d'hospitalisations important dans les 15 jours. Un second modèle permet de balayer un éventail de possibilités pour les scénarios futurs qui dépendent de l'évolution du R0 (le taux de reproduction, il mesure le nombre de personnes qu'un malade peut contaminer en moyenne durant toute sa période contagieuse, NDLR), au fur et à mesure des différentes phases de déconfinement. Aujourd'hui celui-ci tourne autour de 0,7-0,8 mais il va augmenter avec le déconfinement. Ce modèle permettra par exemple d'évaluer s'il est nécessaire de reprendre des mesures de confinement ou pas".

Parallèlement aux scénarios de demain, le consortium s'est aussi intéressé à ce qui "aurait pu se passer": "Si le gouvernement n'avait pas pris de mesures de confinement le 14 mars, on aurait assisté à une croissance exponentielle des contaminations avec une saturation de la capacité hospitalière dès la fin mars. À l'inverse si les mesures de confinement avaient été strictement respectées, on aurait vu une réduction drastique du nombre d'hospitalisations (moins de dix par jour)". Les modèles montrent également que si le gouvernement avait pris les mesures quatre jours plus tard, l'effet aurait été très important sur le nombre d'hospitalisations et de décès. "Et le déconfinement n'aurait pas été possible avant le mois de juillet", ponctue l'UNamur. À noter qu'une démarche scientifique similaire est à l'oeuvre du côté néerlandophone du pays.

Ce consortium a vu le jour sous l'impulsion de naXys, l'Institut de recherche Namurois des systèmes complexes (UNamur). "Nous avons créé plusieurs modèles pertinents qui reposent sur des données statistiques fournies par Sciensano. Ils projettent les situations que nous serons amenés à vivre en Belgique, selon les décisions des autorités", explique l'UNamur.Les chercheurs ont envisagé plusieurs cas de figure possibles: "Le premier scénario, qui ne se produira pas, montre qu'en cas de déconfinement total aujourd'hui, nous aurions pu connaître un nouveau pic d'hospitalisations important dans les 15 jours. Un second modèle permet de balayer un éventail de possibilités pour les scénarios futurs qui dépendent de l'évolution du R0 (le taux de reproduction, il mesure le nombre de personnes qu'un malade peut contaminer en moyenne durant toute sa période contagieuse, NDLR), au fur et à mesure des différentes phases de déconfinement. Aujourd'hui celui-ci tourne autour de 0,7-0,8 mais il va augmenter avec le déconfinement. Ce modèle permettra par exemple d'évaluer s'il est nécessaire de reprendre des mesures de confinement ou pas". Parallèlement aux scénarios de demain, le consortium s'est aussi intéressé à ce qui "aurait pu se passer": "Si le gouvernement n'avait pas pris de mesures de confinement le 14 mars, on aurait assisté à une croissance exponentielle des contaminations avec une saturation de la capacité hospitalière dès la fin mars. À l'inverse si les mesures de confinement avaient été strictement respectées, on aurait vu une réduction drastique du nombre d'hospitalisations (moins de dix par jour)". Les modèles montrent également que si le gouvernement avait pris les mesures quatre jours plus tard, l'effet aurait été très important sur le nombre d'hospitalisations et de décès. "Et le déconfinement n'aurait pas été possible avant le mois de juillet", ponctue l'UNamur. À noter qu'une démarche scientifique similaire est à l'oeuvre du côté néerlandophone du pays.