Ces actions portent le slogan "Les blouses blanches ne sont pas des paillassons". Pour imager ce propos, des blouses maculées de traces de pas ont été suspendues sur une corde à linge à l'entrée du cabinet. Les manifestants ont entonné des chansons avec des paroles détournées pour faire entendre leurs revendications. "On reviendra tous les jours à une centaine pour ne pas relâcher la pression avant d'avoir rencontré le ministre de la Santé", défend Olivier Nyssen, secrétaire général CGSP. "On nous a dit qu'il y aura une concertation avec M. Vandenbroucke et on attend toujours d'être convoqués." Ces mobilisations sont organisées en front commun par la CGSP, le Setca, la CNE, le SLPF et la CGSLB. Les représentants syndicaux se disent pro-vaccin, mais opposés à l'obligation vaccinale, estimant qu'elle va peser sur les établissements de santé, qui sont déjà en souffrance à cause de la pénurie et de la fatigue du personnel. "Le secteur des soins est atrophié de longue date et a été d'autant plus atrophié par la crise sanitaire", a expliqué Olivier Nyssen. "Sanctionner les travailleurs non vaccinés va accroître encore la pénurie jusqu'à mettre en péril les soins de santé dans le pays. Le fait de diminuer les bras pour les patients va augmenter la charge et l'essoufflement des soignants vaccinés. Des lits ferment actuellement et des calculs de préavis sont d'ores et déjà demandés par des travailleurs vaccinés qui envisagent de quitter le secteur, car ils appréhendent les retombées de l'obligation vaccinale sur leur charge de travail et le déferlement de la 4e vague". Il redoute une avancée de la "désertification" des services dans les prochains mois si les quelque 10% de non vaccinés quittent la profession. Une manifestation est prévue le 7 décembre à 10h30 au départ de la place de la Chapelle, au centre de Bruxelles. Des rencontres sont en train d'être organisées tout au long du parcours avec des partis de la majorité. (Belga)

Ces actions portent le slogan "Les blouses blanches ne sont pas des paillassons". Pour imager ce propos, des blouses maculées de traces de pas ont été suspendues sur une corde à linge à l'entrée du cabinet. Les manifestants ont entonné des chansons avec des paroles détournées pour faire entendre leurs revendications. "On reviendra tous les jours à une centaine pour ne pas relâcher la pression avant d'avoir rencontré le ministre de la Santé", défend Olivier Nyssen, secrétaire général CGSP. "On nous a dit qu'il y aura une concertation avec M. Vandenbroucke et on attend toujours d'être convoqués." Ces mobilisations sont organisées en front commun par la CGSP, le Setca, la CNE, le SLPF et la CGSLB. Les représentants syndicaux se disent pro-vaccin, mais opposés à l'obligation vaccinale, estimant qu'elle va peser sur les établissements de santé, qui sont déjà en souffrance à cause de la pénurie et de la fatigue du personnel. "Le secteur des soins est atrophié de longue date et a été d'autant plus atrophié par la crise sanitaire", a expliqué Olivier Nyssen. "Sanctionner les travailleurs non vaccinés va accroître encore la pénurie jusqu'à mettre en péril les soins de santé dans le pays. Le fait de diminuer les bras pour les patients va augmenter la charge et l'essoufflement des soignants vaccinés. Des lits ferment actuellement et des calculs de préavis sont d'ores et déjà demandés par des travailleurs vaccinés qui envisagent de quitter le secteur, car ils appréhendent les retombées de l'obligation vaccinale sur leur charge de travail et le déferlement de la 4e vague". Il redoute une avancée de la "désertification" des services dans les prochains mois si les quelque 10% de non vaccinés quittent la profession. Une manifestation est prévue le 7 décembre à 10h30 au départ de la place de la Chapelle, au centre de Bruxelles. Des rencontres sont en train d'être organisées tout au long du parcours avec des partis de la majorité. (Belga)