Les éleveurs ont symboliquement projeté une tonne de lait en poudre, dont une grande partie sur l'édifice européen, et réclament un instrument permanent de gestion de crise dans le secteur laitier, où les prix sont toujours faibles malgré un redressement ces dernières semaines.

La Commission européenne a décidé fin 2016 de tenter de remettre sur le marché 22.150 tonnes de poudre de lait, soit 6% des quelque 355.000 tonnes retirées du marché et stockées depuis septembre 2014 via le système d'intervention publique. Mais pour l'heure, la Commission, qui a affiché sa volonté de ne pas perturber le marché, a refusé la plupart des offres reçues car celles-ci étaient trop basses.

Les agriculteurs craignent qu'une remise des stocks de lait en poudre sur le marché pèse sur les prix du lait, alors que ceux-ci sont revenus à 32-33 centimes le litre, un niveau certes en hausse ces derniers mois mais qui reste insuffisant. "Cela permet tout juste de couvrir les frais de production mais cela ne donne pas de salaire à l'éleveur et cela fait deux ans que cela dure", déplore Erwin Schöpges, producteur belge et membre du conseil d'administration de l'European Milk Board (EMB), une association d'éleveurs laitiers européens à l'origine de la manifestation.

Dans ce contexte, l'EMB a demandé lundi à la Commission, par la voix de sa vice-présidente Sieta van Keimpema, de ne pas remettre de poudre de lait sur le marché durant toute l'année 2017 "pour ne pas pousser les prix vers le bas". L'EMB réclame aussi la mise en place d'un "instrument permanent de gestion de crise" prévoyant une réduction volontaire et un plafonnement de la production laitière en cas de crise, assortis, le cas échéant, de sanctions.

L'EMB est en outre favorable à la mise en place d'un prélèvement auprès des éleveurs permettant de financer l'instrument de gestion de crise qu'elle propose. Les producteurs laitiers estiment que les initiatives de la Commission européenne, sous la forme de mesures temporaires ou du déblocage d'enveloppe budgétaire, ne vont pas assez loin. "A chaque fois, l'Europe met des mesures en place mais on a l'impression qu'elle s'arrête au milieu du chemin", regrette Erwin Schöpges. Du côté des ministres belges de l'Agriculture, le Wallon René Collin a rappelé son souhait d'une mise en place d'un "mécanisme structurel de régulation" qui fonctionnerait lorsqu'apparaît "un déficit flagrant entre l'offre et la demande". Il a également regretté "l'aveuglement" de la Commission européenne depuis deux ans "qui, naïvement, a fait confiance au marché".

Quant au ministre fédéral Willy Borsus, il a rappelé que les stocks de lait en poudre "ne peuvent être remis sur le marché que de manière très progressive" afin de ne pas faire chuter les prix. Les éleveurs laitiers manifestants, venus de toute l'Europe (Pays-Bas, Luxembourg, Allemagne, Lituanie, France, Suisse etc.), étaient accompagnés de membres des ONG SOS Faim et Oxfam qui entendaient dénoncer les exportations de lait en poudre européen vers l'Afrique. Une situation "inacceptable", qualifiée de "véritable dumping", qui fait disparaître de nombreux petits producteurs locaux, notamment en Afrique de l'ouest, ont déploré ces ONG.

Les éleveurs ont symboliquement projeté une tonne de lait en poudre, dont une grande partie sur l'édifice européen, et réclament un instrument permanent de gestion de crise dans le secteur laitier, où les prix sont toujours faibles malgré un redressement ces dernières semaines.La Commission européenne a décidé fin 2016 de tenter de remettre sur le marché 22.150 tonnes de poudre de lait, soit 6% des quelque 355.000 tonnes retirées du marché et stockées depuis septembre 2014 via le système d'intervention publique. Mais pour l'heure, la Commission, qui a affiché sa volonté de ne pas perturber le marché, a refusé la plupart des offres reçues car celles-ci étaient trop basses. Les agriculteurs craignent qu'une remise des stocks de lait en poudre sur le marché pèse sur les prix du lait, alors que ceux-ci sont revenus à 32-33 centimes le litre, un niveau certes en hausse ces derniers mois mais qui reste insuffisant. "Cela permet tout juste de couvrir les frais de production mais cela ne donne pas de salaire à l'éleveur et cela fait deux ans que cela dure", déplore Erwin Schöpges, producteur belge et membre du conseil d'administration de l'European Milk Board (EMB), une association d'éleveurs laitiers européens à l'origine de la manifestation. Dans ce contexte, l'EMB a demandé lundi à la Commission, par la voix de sa vice-présidente Sieta van Keimpema, de ne pas remettre de poudre de lait sur le marché durant toute l'année 2017 "pour ne pas pousser les prix vers le bas". L'EMB réclame aussi la mise en place d'un "instrument permanent de gestion de crise" prévoyant une réduction volontaire et un plafonnement de la production laitière en cas de crise, assortis, le cas échéant, de sanctions. L'EMB est en outre favorable à la mise en place d'un prélèvement auprès des éleveurs permettant de financer l'instrument de gestion de crise qu'elle propose. Les producteurs laitiers estiment que les initiatives de la Commission européenne, sous la forme de mesures temporaires ou du déblocage d'enveloppe budgétaire, ne vont pas assez loin. "A chaque fois, l'Europe met des mesures en place mais on a l'impression qu'elle s'arrête au milieu du chemin", regrette Erwin Schöpges. Du côté des ministres belges de l'Agriculture, le Wallon René Collin a rappelé son souhait d'une mise en place d'un "mécanisme structurel de régulation" qui fonctionnerait lorsqu'apparaît "un déficit flagrant entre l'offre et la demande". Il a également regretté "l'aveuglement" de la Commission européenne depuis deux ans "qui, naïvement, a fait confiance au marché". Quant au ministre fédéral Willy Borsus, il a rappelé que les stocks de lait en poudre "ne peuvent être remis sur le marché que de manière très progressive" afin de ne pas faire chuter les prix. Les éleveurs laitiers manifestants, venus de toute l'Europe (Pays-Bas, Luxembourg, Allemagne, Lituanie, France, Suisse etc.), étaient accompagnés de membres des ONG SOS Faim et Oxfam qui entendaient dénoncer les exportations de lait en poudre européen vers l'Afrique. Une situation "inacceptable", qualifiée de "véritable dumping", qui fait disparaître de nombreux petits producteurs locaux, notamment en Afrique de l'ouest, ont déploré ces ONG.