Cette évaluation est sans doute sous-estimée: la Belgique manque de données officielles et les mutilations se font surtout à l'abri des regards. Le GAMS, qui lutte contre cette pratique, a compté en 2018 que 17.575 filles et femmes excisées vivent en Belgique et que 8.342 sont intactes mais à risque d'excision. "Le monde politique, le secteur de la santé, la police, la justice et la société civile doivent unir leurs efforts pour mettre fin à cette pratique contraire à l'intégrité physique et psychique des filles et des femmes", plaide le Centre d'action laïque. "Il ne s'agit pas de condamner ou de juger des pratiques culturelles. Agir de la sorte serait contre-productif et n'a pas lieu d'être", explique la présidente du centre, Véronique De Keyser. "Il faut au contraire entendre ces femmes et ces filles, ces parents et ces hommes, tout en restant fermes sur le principe: dans notre pays, l'intégrité physique et psychique des victimes doit leur être garantie." Le centre préconise de mieux former en matière de prévention et de prise en charge, de transmettre efficacement des informations et d'établir une collaboration régulière entre les intervenants et les institutions. Il demande aussi de généraliser les animations d'éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle (EVRAS) pour tous les élèves de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Cela leur permettrait d'être sensibilisés par des professionnels à cette pratique et au respect de son corps. Chaque année, 1.419 femmes excisées accouchent dans une maternité belge et nécessitent une prise en charge appropriée, calcule le GAMS. La Flandre est la région la plus affectée par la problématique avec plus de 11.000 filles et femmes excisées ou à risque, contre 8.000 à Bruxelles et 5.500 en Wallonie. (Belga)

Cette évaluation est sans doute sous-estimée: la Belgique manque de données officielles et les mutilations se font surtout à l'abri des regards. Le GAMS, qui lutte contre cette pratique, a compté en 2018 que 17.575 filles et femmes excisées vivent en Belgique et que 8.342 sont intactes mais à risque d'excision. "Le monde politique, le secteur de la santé, la police, la justice et la société civile doivent unir leurs efforts pour mettre fin à cette pratique contraire à l'intégrité physique et psychique des filles et des femmes", plaide le Centre d'action laïque. "Il ne s'agit pas de condamner ou de juger des pratiques culturelles. Agir de la sorte serait contre-productif et n'a pas lieu d'être", explique la présidente du centre, Véronique De Keyser. "Il faut au contraire entendre ces femmes et ces filles, ces parents et ces hommes, tout en restant fermes sur le principe: dans notre pays, l'intégrité physique et psychique des victimes doit leur être garantie." Le centre préconise de mieux former en matière de prévention et de prise en charge, de transmettre efficacement des informations et d'établir une collaboration régulière entre les intervenants et les institutions. Il demande aussi de généraliser les animations d'éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle (EVRAS) pour tous les élèves de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Cela leur permettrait d'être sensibilisés par des professionnels à cette pratique et au respect de son corps. Chaque année, 1.419 femmes excisées accouchent dans une maternité belge et nécessitent une prise en charge appropriée, calcule le GAMS. La Flandre est la région la plus affectée par la problématique avec plus de 11.000 filles et femmes excisées ou à risque, contre 8.000 à Bruxelles et 5.500 en Wallonie. (Belga)