Sur la place Tahrir, ces partisans du Hachd al-Chaabi, une coalition de paramilitaires désormais intégrés à l'Etat irakien, ont attaqué le "grand Satan" américain et celui qu'ils accusent d'être son "agent" en Irak, le Premier ministre Moustafa al-Kazimi. Le 3 janvier 2020, et sur ordre du président Donald Trump, une attaque au drone a pulvérisé à l'aéroport international de Bagdad les deux véhicules à bord desquels se trouvaient Qassem Soleimani, l'architecte de la stratégie iranienne au Moyen-Orient, et Abou Mehdi al-Mouhandis, le commandant du Hachd al-Chaabi. Cette frappe avait fait redouter un conflit ouvert entre les Etats-Unis et la République islamique d'Iran, ennemis depuis 40 ans. Un an plus tard, la situation est toujours aussi explosive en Irak où Washington et Téhéran sont des puissances agissantes. L'Irak est plus polarisé que jamais, entre des pro-Iran qui n'hésitent plus à menacer l'Etat et ses dirigeants nommément et des autorités qui n'ont ni le poids politique ni la force militaire de les affronter. Dimanche, après une veillée aux bougies à l'aéroport de Bagdad, à l'endroit même où ont été tués le général iranien et son bras droit irakien, les partisans du Hachd al-Chaabi ont convergé sur la place Tahrir où ils ont honoré leurs "martyrs" et dénoncé "l'occupant américain". (Belga)

Sur la place Tahrir, ces partisans du Hachd al-Chaabi, une coalition de paramilitaires désormais intégrés à l'Etat irakien, ont attaqué le "grand Satan" américain et celui qu'ils accusent d'être son "agent" en Irak, le Premier ministre Moustafa al-Kazimi. Le 3 janvier 2020, et sur ordre du président Donald Trump, une attaque au drone a pulvérisé à l'aéroport international de Bagdad les deux véhicules à bord desquels se trouvaient Qassem Soleimani, l'architecte de la stratégie iranienne au Moyen-Orient, et Abou Mehdi al-Mouhandis, le commandant du Hachd al-Chaabi. Cette frappe avait fait redouter un conflit ouvert entre les Etats-Unis et la République islamique d'Iran, ennemis depuis 40 ans. Un an plus tard, la situation est toujours aussi explosive en Irak où Washington et Téhéran sont des puissances agissantes. L'Irak est plus polarisé que jamais, entre des pro-Iran qui n'hésitent plus à menacer l'Etat et ses dirigeants nommément et des autorités qui n'ont ni le poids politique ni la force militaire de les affronter. Dimanche, après une veillée aux bougies à l'aéroport de Bagdad, à l'endroit même où ont été tués le général iranien et son bras droit irakien, les partisans du Hachd al-Chaabi ont convergé sur la place Tahrir où ils ont honoré leurs "martyrs" et dénoncé "l'occupant américain". (Belga)