Malgré la sanglante répression contre les opposants à la junte militaire birmane qui a pris le pouvoir en février, de petites manifestations pro-démocratie continuent d'avoir lieu régulièrement dans le pays. Dimanche matin, un groupe s'est rassemblé pacifiquement dans une rue commerçante de Rangoun en brandissant une banderole avec le célèbre slogan "Se libérer de la peur" d'Aung San Suu Kyi, tout en scandant: "Rendez le pouvoir au peuple". Peu de temps après, une imposante voiture a foncé sur les protestataires, heurtant plusieurs d'entre eux tandis que les autres se dispersaient, a rapporté un journaliste présent sur place. "Ils ont accéléré en arrivant sur les manifestants, ils leur ont foncé dessus", a raconté ce journaliste sous le couvert de l'anonymat. "Puis les soldats ont sauté hors de la voiture et ont commencé à tirer", a-t-il poursuivi. Un homme couvert de sang, apparemment dans un état grave, et deux autres blessés, dont un journaliste birman qui couvrait la manifestation, ont été évacués en ambulance. Selon un autre témoin, les militaires ont également frappé trois personnes à terre après avoir été renversées par le véhicule. "Puis les soldats ont pointé leurs armes vers nous et ont ordonné à tous les passants de partir", a-t-il ajouté. La Birmanie a sombré dans le chaos depuis le putsch militaire du 1er février qui a mis fin à une transition démocratique de 10 ans. En dix mois, plus de 1.300 civils ont été tués, selon une ONG locale, l'Association d'assistance aux prisonniers politiques (AAPP), qui rapporte des cas de tortures et d'exécutions extra-judiciaires. (Belga)

Malgré la sanglante répression contre les opposants à la junte militaire birmane qui a pris le pouvoir en février, de petites manifestations pro-démocratie continuent d'avoir lieu régulièrement dans le pays. Dimanche matin, un groupe s'est rassemblé pacifiquement dans une rue commerçante de Rangoun en brandissant une banderole avec le célèbre slogan "Se libérer de la peur" d'Aung San Suu Kyi, tout en scandant: "Rendez le pouvoir au peuple". Peu de temps après, une imposante voiture a foncé sur les protestataires, heurtant plusieurs d'entre eux tandis que les autres se dispersaient, a rapporté un journaliste présent sur place. "Ils ont accéléré en arrivant sur les manifestants, ils leur ont foncé dessus", a raconté ce journaliste sous le couvert de l'anonymat. "Puis les soldats ont sauté hors de la voiture et ont commencé à tirer", a-t-il poursuivi. Un homme couvert de sang, apparemment dans un état grave, et deux autres blessés, dont un journaliste birman qui couvrait la manifestation, ont été évacués en ambulance. Selon un autre témoin, les militaires ont également frappé trois personnes à terre après avoir été renversées par le véhicule. "Puis les soldats ont pointé leurs armes vers nous et ont ordonné à tous les passants de partir", a-t-il ajouté. La Birmanie a sombré dans le chaos depuis le putsch militaire du 1er février qui a mis fin à une transition démocratique de 10 ans. En dix mois, plus de 1.300 civils ont été tués, selon une ONG locale, l'Association d'assistance aux prisonniers politiques (AAPP), qui rapporte des cas de tortures et d'exécutions extra-judiciaires. (Belga)