Depuis quelques semaines, le climat est sur toutes les lèvres.

Même si la loi spéciale sur le climat est maintenant au "frigo", faute de majorité flamande à la chambre des représentants, l'urgence est de prendre des mesures concrètes. La priorité doit être de s'engager dans une politique globale du climat qui favorise le développement social et économique tels que le logement, l'énergie, la mobilité et le monde de l'entreprise.

Ces mesures incitatives, qui vont générer l'innovation et le développement de nouvelles technologies, seront prises au niveau local, régional et européen. Pour que cette politique climatique soit forte, chacun de ces niveaux de décisions doit agir de manière coordonnée. Car la finalité de celle-ci vise aussi à rompre avec la conception "d'une écologie punitive" faite de taxes et d'interdictions tout à fait rétrogrades.

Et dans ce cadre Bruxelles doit rattraper son retard !

Tout d'abord, pour les ménages deux mesures se montrent utiles :

La généralisation des compteursintelligents, qui permettent de contrôler directement la consommation d'électricité, donc de contrôler, voir réduire sa facture. Destiné à remplacer les compteurs classiques, ce type de compteur est déjà présent dans de nombreux pays européens, mais pas encore chez nous.

Dans le cadre de la suppression annoncée des chaudières au mazout, Bruxelles pourrait miser sur le biopropane, produit uniquement à partir de biomasse renouvelable constitué d'un mélange de déchets, de résidus et d'huiles végétales. On viserait alors une meilleure qualité de l'air, car le biopropane fait encore mieux que le propane en matière d'émissions de CO2. Pour soutenir son développement, il serait intéressant de songer à des incitants fiscaux pour l'installation de chaudières compatibles.

  • Pour le projet d'une société décarbonée : soutenir l'expansion de la voiture électrique !

A titre d'exemple, la voiture électrique est en pleine expansion. En effet, l'année dernière, les ventes de voitures 100 % électriques ont bondi de 45 % en Europe. Mais notre capitale possède pour le moment moins de 50 bornes de rechargement. Alors qu'à Paris, il y en a déjà plus de 1000. Afin de résorber ce retard, il est nécessaire de développer des aides à l'installation de bornes de recharge dans les copropriétés et les parkings, notamment à proximité des commerces.

Nous pensons que l'expansion du marché de la voiture électrique peut soutenir l'innovation et l'activité économique, notamment par le développement de l'hydrogène pour le stockage énergétique et l'alimentation des véhicules. Bruxelles doit, à l'instar d'autres villes européennes, élaborer une stratégie de développement de l'hydrogène, qui d'une part instaure une filière de distribution étendue sur tout le territoire de la région et d'autre part, informe les entreprises qui pourraient être concernées par l'utilisation de l'hydrogène pour leur flotte de véhicules.

En matière d'énergie, Bruxelles n'a pas le territoire suffisant pour l'installation de parcs éoliens, mais, il est essentiel que l'installation de panneaux solaire devienne la norme. Une option pour les professionnels serait de développer des micro-réseaux électriques communs pour plusieurs entreprises géographiquement proches.

  • Pour réduire la pollution : Une politique urbanistique innovante, le green city !

Une politique dynamique afin de trouver des solutions innovantes pour réduire la pollution dans notre capitale. La Commission européenne désigne chaque année la ville la plus verte de l'Europe. La dernière en date est Oslo qui est la ville du futur. Dans le nouveau quartier Vulkan qui est une ancienne zone industrielle près du fleuve Akerselva, le plan énergétique a pu permettre la création d'une centrale énergétique locale avec puits géothermiques, bâtiments dotés de façades de capteurs solaires et deux hôtels récupérant l'énergie des chambres froides et des ascenseurs [1]. Encourageons à mettre plus de murs végétaux dont il en existe un au Parc Léopold près du Parlement européen de la startup allemande Green City Solutions qui a pu faire ses preuves à Paris, Berlin et Oslo. Celle-ci est composée de mousse végétale qui en se nourrissant de CO2 va purifier l'air pour recracher de l'oxygène [2].

Ce ne sont que quelques exemples de possibilité qui existent déjà, nous sommes certains que les innovations seront encore nombreuses dans les prochaines années, pour ça il faut que Bruxelles se lance et investisse.

BRUXELLES doit devenir un exemple d'innovation !

Par Laura Hidalgo, étudiante en droit à l'ULB, Anderlecht et José Vanobost, conseiller économique, Bruxelles-Ville (présidents de sections Jeunes MR bruxelloises)

[1]https://www.visitoslo.com/fr/articles/capitale-verte-europeenne-2019/

[2]https://greencitysolutions.de