"Il y a sans doute des choses à dire sur le fonctionnement de l'OMS, peut-être un manque de réactivité, d'autonomie par rapport aux Etats, peut-être un manque de moyens de détection, d'alerte et d'information, de capacité normative", a estimé Jean-Yves Le Drian lors d'une audition devant la commission des Affaires étrangères du Sénat. "Mais ce n'est pas automatiquement la responsabilité des acteurs de l'OMS, c'est aussi dans les fondamentaux de l'institution et je pense que la crise actuelle devrait nous permettre de revoir le rôle de chacun des grands outils qui existent aujourd'hui", a-t-il ajouté. Paris a annoncé mercredi "regretter" la décision du président américain Donald Trump de suspendre la contribution des Etats-Unis à l'OMS en pleine crise du coronavirus, indiquant que la France espérait "un retour à la normale" pour que l'OMS, autorité en charge de la Santé au sein de l'ONU, puisse poursuivre son travail. "C'est dommage, quand il y a une pandémie, que le seul outil de coopération mondiale soit mis en difficulté. L'OMS est un outil important", a insisté le chef de la diplomatie française, jugeant nécessaire de faire en sorte que "demain on ne soit pas dans une situation où l'OMS n'est pas encore suffisamment à maturité de ses fonctions". En avril 2019, la France et l'Allemagne, au sein des Nations unies, avaient annoncé leur volonté de créer une "Alliance pour le multilatéralisme" afin de faire contrepoids aux tentatives de rompre avec ce socle de l'ordre international qui régit le monde depuis 1945. Ses membres doivent se réunir par visioconférence jeudi, a indiqué le ministre. L'objectif est d'améliorer "le système sanitaire international pour rendre plus cohérent, plus dynamique et plus pertinent l'ensemble des outils, et pour éclairer les choix financiers". "Cette situation nous permet peut-être de refonder un multilatéralisme de la santé, qui profite de l'expérience antérieure de l'OMS, qui essaie de tirer les leçons de la crise et puisse bâtir un nouveau dispositif cohérent", a ajouté M. Le Drian. (Belga)

"Il y a sans doute des choses à dire sur le fonctionnement de l'OMS, peut-être un manque de réactivité, d'autonomie par rapport aux Etats, peut-être un manque de moyens de détection, d'alerte et d'information, de capacité normative", a estimé Jean-Yves Le Drian lors d'une audition devant la commission des Affaires étrangères du Sénat. "Mais ce n'est pas automatiquement la responsabilité des acteurs de l'OMS, c'est aussi dans les fondamentaux de l'institution et je pense que la crise actuelle devrait nous permettre de revoir le rôle de chacun des grands outils qui existent aujourd'hui", a-t-il ajouté. Paris a annoncé mercredi "regretter" la décision du président américain Donald Trump de suspendre la contribution des Etats-Unis à l'OMS en pleine crise du coronavirus, indiquant que la France espérait "un retour à la normale" pour que l'OMS, autorité en charge de la Santé au sein de l'ONU, puisse poursuivre son travail. "C'est dommage, quand il y a une pandémie, que le seul outil de coopération mondiale soit mis en difficulté. L'OMS est un outil important", a insisté le chef de la diplomatie française, jugeant nécessaire de faire en sorte que "demain on ne soit pas dans une situation où l'OMS n'est pas encore suffisamment à maturité de ses fonctions". En avril 2019, la France et l'Allemagne, au sein des Nations unies, avaient annoncé leur volonté de créer une "Alliance pour le multilatéralisme" afin de faire contrepoids aux tentatives de rompre avec ce socle de l'ordre international qui régit le monde depuis 1945. Ses membres doivent se réunir par visioconférence jeudi, a indiqué le ministre. L'objectif est d'améliorer "le système sanitaire international pour rendre plus cohérent, plus dynamique et plus pertinent l'ensemble des outils, et pour éclairer les choix financiers". "Cette situation nous permet peut-être de refonder un multilatéralisme de la santé, qui profite de l'expérience antérieure de l'OMS, qui essaie de tirer les leçons de la crise et puisse bâtir un nouveau dispositif cohérent", a ajouté M. Le Drian. (Belga)