Quelque 170.000 personnes, selon les organisateurs, ont défilé dans plus de 40 villes du pays. "C'est 3,5% de la population néo-zélandaise", s'est félicitée l'activiste suédoise Greta Thunberg, à l'origine du mouvement "Fridays For Future", sur Instagram. Dans la capitale, Wellington, l'affluence a dépassé les attentes, d'après l'organisateur Raven Maeder, selon qui "tous ces gens sont de notre côté, et ensemble nous pouvons créer le changement". Les jeunes ont remis une pétition signée par 11.000 personnes au parlement dans l'espoir que celui-ci exhorte le gouvernement à déclarer l'urgence climatique et s'engage dans une économie verte et régénérative, respectueuse des limites de la planète. Les grévistes sont soutenus par quelque 90 entreprises alliées sous la bannière "Not Business as Usual", selon la coordinatrice de la campagne nationale des écoles en grève, Sophie Handford. Dans une interview au portail d'information local Newshub, le patron du fonds d'investissement néo-zélandais New Ground Capital, Roy Thompson, les a assurés de son soutien. "Le changement est nécessaire et il l'est maintenant - pas dans un an, ni dans deux -, et nous devons tous faire notre part", a-t-il affirmé. Une nouvelle vague de manifestations pour le climat est attendue ce vendredi à travers le monde, après celle du 20 septembre qui avait mobilisé quelque 4 millions de citoyens pour une politique climatique plus ambitieuse. Lundi, une soixantaine de petits Etats seulement ont annoncé un rehaussement de leurs engagements lors du sommet spécial sur le climat convoqué par l'ONU. A ce jour, la Terre s'achemine vers un réchauffement de +3,2 °C d'ici à la fin du siècle, bien loin des 2 °C, voire 1,5 °C, prévus dans l'Accord de Paris. (Belga)