Le centre d'arrivée géré par Fedasil avait déjà mis en garde la semaine dernière face à un nombre croissant de demandes d'asile. Ce lundi, l'association Vluchtelingenwerk Vlaanderen a constaté que de nombreux candidats à l'asile n'avaient pas obtenu de place d'accueil dans le centre d'enregistrement du Petit-Château et que de nombreuses personnes se trouvaient dès lors à l'entrée du bâtiment bruxellois. Les personnes qui n'ont pas pu introduire une demande d'asile ont reçu un papier orange, qui leur donne la priorité demain/mardi. "Cette crise est non seulement due à l'augmentation du nombre de demandes d'asile en Belgique, mais également à la longueur de la procédure d'asile, au manque de personnel et en raison d'une politique irréfléchie de mise en place et de démantèlement en matière d'accueil que le gouvernement applique depuis des années", fustige l'association. Il y a un an, de nombreux candidats à l'asile se retrouvaient régulièrement devant des portes fermées au Petit-Château. Dans un premier temps, à cause du quota d'enregistrements quotidiens voulu par l'ancien secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration, Theo Francken (N-VA). Ensuite, lorsque Maggie De Block (Open Vld) a hérité de la compétence dans la foulée de la démission des ministres N-VA du gouvernement, parce que l'administration s'est retrouvée submergée par le nombre de demandes d'enregistrement. Vluchtelingenwerk Vlaanderen déplore qu'aucune leçon n'ait été tirée des erreurs du passé et plaide pour un système d'accueil flexible. "Nous avons besoin d'un modèle d'accueil qui prend en compte les arrivées fluctuantes des demandeurs d'asile, les variations étant propres au flux migratoire. L'absence d'une approche durable ne profite ni aux demandeurs d'asile ni à notre société", souligne l'association. (Belga)