L'instance présidée par Paulo Sergio Pinheiro avait été mandatée en mars par le Conseil des droits de l'homme pour ces investigations sur la Ghouta orientale. Dans son rapport, elle relève "les bombardements répandus et systématiques de zones habitées par les civils" après cinq ans "du plus long siège moderne". Et elle dénonce le refus "continu" de garantir de la nourriture et des médicaments aux personnes assiégées. Des composantes de crimes contre l'humanité qui sont "répugnantes", a estimé M. Pinheiro. Les forces pro-gouvernementales sont également responsables de crimes de guerre en raison d'attaques indiscriminées et d'assauts délibérés contre des sites protégés. De nombreuses maisons ou hôpitaux ont été détruits et des civils ont été contraints de rejoindre des abris improvisés où ils sont restés pendant des mois dans des conditions "désastreuses". Les violences ont fait près de 150.000 déplacés, dont des dizaines de milliers ont été "illégalement" maintenus dans des sites établis par le régime, poursuit le rapport. Bombardements et offensives terrestres du gouvernement ont fait des centaines de victimes. Jusqu'à 50.000 personnes ont été acheminées dans les régions d'Idlib et Alep après des trêves locales ou des accords d'évacuation. Là aussi, il est "raisonnable" de conclure à un crime de guerre pour déplacement forcé, dit la Commission. Les effets du siège pendant des années continuent eux d'affecter des centaines de milliers de personnes. Des indications ont aussi été données sur le recours possible à des armes chimiques dans trois incidents. La Commission n'a toutefois pas obtenu suffisamment de preuves pour identifier les systèmes d'armes. Elle poursuit ses investigations sur l'un des incidents. Toutefois, le régime ne constitue pas le seul acteur à être ciblé par la Commission d'enquête. "Aucune partie n'a oeuvré pour protéger les civils", selon M. Pinheiro. Les groupes armés assiégés et les organisations terroristes se voient aussi attribuer des crimes de guerre après avoir lancé des attaques indiscriminées contre Damas. Des assauts qui ont fait des centaines de victimes. La "fréquence" et la "gravité" des violences a augmenté graduellement lorsque ces groupes ont commencé à perdre des territoires. (Belga)

L'instance présidée par Paulo Sergio Pinheiro avait été mandatée en mars par le Conseil des droits de l'homme pour ces investigations sur la Ghouta orientale. Dans son rapport, elle relève "les bombardements répandus et systématiques de zones habitées par les civils" après cinq ans "du plus long siège moderne". Et elle dénonce le refus "continu" de garantir de la nourriture et des médicaments aux personnes assiégées. Des composantes de crimes contre l'humanité qui sont "répugnantes", a estimé M. Pinheiro. Les forces pro-gouvernementales sont également responsables de crimes de guerre en raison d'attaques indiscriminées et d'assauts délibérés contre des sites protégés. De nombreuses maisons ou hôpitaux ont été détruits et des civils ont été contraints de rejoindre des abris improvisés où ils sont restés pendant des mois dans des conditions "désastreuses". Les violences ont fait près de 150.000 déplacés, dont des dizaines de milliers ont été "illégalement" maintenus dans des sites établis par le régime, poursuit le rapport. Bombardements et offensives terrestres du gouvernement ont fait des centaines de victimes. Jusqu'à 50.000 personnes ont été acheminées dans les régions d'Idlib et Alep après des trêves locales ou des accords d'évacuation. Là aussi, il est "raisonnable" de conclure à un crime de guerre pour déplacement forcé, dit la Commission. Les effets du siège pendant des années continuent eux d'affecter des centaines de milliers de personnes. Des indications ont aussi été données sur le recours possible à des armes chimiques dans trois incidents. La Commission n'a toutefois pas obtenu suffisamment de preuves pour identifier les systèmes d'armes. Elle poursuit ses investigations sur l'un des incidents. Toutefois, le régime ne constitue pas le seul acteur à être ciblé par la Commission d'enquête. "Aucune partie n'a oeuvré pour protéger les civils", selon M. Pinheiro. Les groupes armés assiégés et les organisations terroristes se voient aussi attribuer des crimes de guerre après avoir lancé des attaques indiscriminées contre Damas. Des assauts qui ont fait des centaines de victimes. La "fréquence" et la "gravité" des violences a augmenté graduellement lorsque ces groupes ont commencé à perdre des territoires. (Belga)