Les imams qui oeuvrent en Belgique sont actuellement formés à l'étranger, ce qui est identifié de longue date comme un frein au développement d'un "islam de Belgique". Pour y remédier, l'EMB planche activement sur la création d'un séminaire belge avec le Conseil de coordination des institutions islamiques de Belgique (CIB) et le Conseil des théologiens. L'idée, à terme, est de mettre sur pied une faculté de théologie islamique, notamment en collaboration avec l'Institut de promotion des formations sur l'islam qui vient d'être lancé par le ministre francophone de l'Enseignement supérieur, Jean-Claude Marcourt. Cette faculté dispenserait une formation universitaire dans laquelle serait incluse, pour ceux qui le souhaitent, un séminaire organisé par le culte musulman lui-même. L'EMB aimerait que ce séminaire, de minimum trois ans, voie le jour dès 2018, sans attendre la concrétisation de la faculté de théologie islamique. Parallèlement, l'EMB tente de structurer l'enseignement parascolaire de l'islam et d'en unifier le programme. Dans cette perspective, la Diyanet de Belgique, organe religieux lié à l'Etat turc qui contrôle 73 mosquées en Belgique et fait partie du CIB, met au point une "préformation" pour les enfants dès 12 ans qui envisagent devenir imams, au-delà des cours classiques de religion islamique. Une initiative similaire existe aussi à Anvers, dans la communauté marcocaine. "Dans le contexte islamique, la formation universitaire ne suffit pas pour devenir imam. C'est une vocation, un mode de vie, et il faut s'y préparer longtemps à l'avance", justifie le directeur de la Diyanet de Belgique, Coskun Beyazgül, qui est aussi porte-parole du CIB. Ces cours auront lieu dans les locaux de l'instance à Houthalen, dans le Limbourg, mais d'autres seront accessibles "le plus vite possible" en Wallonie et à Bruxelles. La Diyanet voudrait aussi faire reconnaître comme école secondaire son institution privée de Houthalen. Mais "c'est beaucoup d'énergie, vu le contexte institutionnel belge", relève M. Beyazgül. "Il n'est évidemment pas question d'empêcher des enfants de suivre une scolarité normale. Tout se ferait dans le respect des règles", tient de son côté à rassurer le président de l'EMB. (Belga)

Les imams qui oeuvrent en Belgique sont actuellement formés à l'étranger, ce qui est identifié de longue date comme un frein au développement d'un "islam de Belgique". Pour y remédier, l'EMB planche activement sur la création d'un séminaire belge avec le Conseil de coordination des institutions islamiques de Belgique (CIB) et le Conseil des théologiens. L'idée, à terme, est de mettre sur pied une faculté de théologie islamique, notamment en collaboration avec l'Institut de promotion des formations sur l'islam qui vient d'être lancé par le ministre francophone de l'Enseignement supérieur, Jean-Claude Marcourt. Cette faculté dispenserait une formation universitaire dans laquelle serait incluse, pour ceux qui le souhaitent, un séminaire organisé par le culte musulman lui-même. L'EMB aimerait que ce séminaire, de minimum trois ans, voie le jour dès 2018, sans attendre la concrétisation de la faculté de théologie islamique. Parallèlement, l'EMB tente de structurer l'enseignement parascolaire de l'islam et d'en unifier le programme. Dans cette perspective, la Diyanet de Belgique, organe religieux lié à l'Etat turc qui contrôle 73 mosquées en Belgique et fait partie du CIB, met au point une "préformation" pour les enfants dès 12 ans qui envisagent devenir imams, au-delà des cours classiques de religion islamique. Une initiative similaire existe aussi à Anvers, dans la communauté marcocaine. "Dans le contexte islamique, la formation universitaire ne suffit pas pour devenir imam. C'est une vocation, un mode de vie, et il faut s'y préparer longtemps à l'avance", justifie le directeur de la Diyanet de Belgique, Coskun Beyazgül, qui est aussi porte-parole du CIB. Ces cours auront lieu dans les locaux de l'instance à Houthalen, dans le Limbourg, mais d'autres seront accessibles "le plus vite possible" en Wallonie et à Bruxelles. La Diyanet voudrait aussi faire reconnaître comme école secondaire son institution privée de Houthalen. Mais "c'est beaucoup d'énergie, vu le contexte institutionnel belge", relève M. Beyazgül. "Il n'est évidemment pas question d'empêcher des enfants de suivre une scolarité normale. Tout se ferait dans le respect des règles", tient de son côté à rassurer le président de l'EMB. (Belga)