Depuis plusieurs semaines, des milliers d'heures de cours ne sont pas données en Fédération Wallonie-Bruxelles. Avec l'instauration du décret "Titres et Fonctions", beaucoup de professeurs ont perdu leurs heures de cours et ne peuvent plus exercer, faute d'avoir le diplôme adéquat. La ministre de l'Education Marie-Martine Schyns a récemment annoncé dans les médias un assouplissement de la procédure pour le mois de mars.

En attendant, la plateforme d'apprentissage en ligne Khan Academy pourrait "remplacer" ces heures de cours fantômes. Elle propose des milliers de vidéos et exercices dans diverses matières, de la 1re primaire à la 6e secondaire. Ces services sont complètement gratuits. Et pour cause, l'ONG, fondée aux États-Unis, s'est donnée pour mission "d'offrir une éducation gratuite accessible pour tous et toutes à travers le monde". La plateforme peut être utilisée depuis un smartphone ou une tablette.

Si Khan Academy peut être un "substitut" aux professeurs absents, l'ONG tient à souligner qu'elle ne veut pas remplacer les professeurs. "Ce n'est pas le but. À la base, la plateforme vise le renforcement scolaire. Mais c'est vrai que dans la situation actuelle, ça permet d'occuper les élèves quand ils n'ont pas cours", explique Vanessa Delahaut, chargée de projets à Bibliothèques sans Frontières. Selon l'ONG, la Ville de Bruxelles voudrait former tous les éducateurs à l'utilisation de la plateforme. " Ils pourraient utiliser la plateforme pendant les heures d'études, quand les élèves n'ont pas cours. Leur faire faire des exercices en créant des classes virtuelles sur le site", poursuit Vanessa Delahaut. Les éducateurs pourraient également donner aux élèves des objectifs de points à accumuler. Une manière de leur donner des devoirs "pour qu'ils ne rentrent pas les mains dans les poches à la maison". Encore faut-il pour cela que l'école et ses élèves aient des smartphones/tablettes à disposition.

L'ONG américaine Khan Academy est partenaire de différentes ONG partout dans le monde. Les vidéos et contenus sont produits par une équipe de pédagogues aux États-Unis. Ils sont ensuite traduits et les vidéos sont "re-tournées" par les ONG partenaires. " On est indépendant et on ne peut pas créer de nouveaux contenus. Mais on adapte en très grande partie les vidéos aux programmes scolaires belges" explique Vanessa Delahaut.

La plateforme, présente en Belgique francophone depuis 2017, est en pleine expansion. En 2018, le nombre d'utilisateurs avait déjà augmenté de 62%. Environ 250 000 Belges utilisent la plateforme en Wallonie. Et 63 millions d'utilisateurs sont inscrits dans le monde.

Nina Dautrebande

Depuis plusieurs semaines, des milliers d'heures de cours ne sont pas données en Fédération Wallonie-Bruxelles. Avec l'instauration du décret "Titres et Fonctions", beaucoup de professeurs ont perdu leurs heures de cours et ne peuvent plus exercer, faute d'avoir le diplôme adéquat. La ministre de l'Education Marie-Martine Schyns a récemment annoncé dans les médias un assouplissement de la procédure pour le mois de mars. En attendant, la plateforme d'apprentissage en ligne Khan Academy pourrait "remplacer" ces heures de cours fantômes. Elle propose des milliers de vidéos et exercices dans diverses matières, de la 1re primaire à la 6e secondaire. Ces services sont complètement gratuits. Et pour cause, l'ONG, fondée aux États-Unis, s'est donnée pour mission "d'offrir une éducation gratuite accessible pour tous et toutes à travers le monde". La plateforme peut être utilisée depuis un smartphone ou une tablette. Si Khan Academy peut être un "substitut" aux professeurs absents, l'ONG tient à souligner qu'elle ne veut pas remplacer les professeurs. "Ce n'est pas le but. À la base, la plateforme vise le renforcement scolaire. Mais c'est vrai que dans la situation actuelle, ça permet d'occuper les élèves quand ils n'ont pas cours", explique Vanessa Delahaut, chargée de projets à Bibliothèques sans Frontières. Selon l'ONG, la Ville de Bruxelles voudrait former tous les éducateurs à l'utilisation de la plateforme. " Ils pourraient utiliser la plateforme pendant les heures d'études, quand les élèves n'ont pas cours. Leur faire faire des exercices en créant des classes virtuelles sur le site", poursuit Vanessa Delahaut. Les éducateurs pourraient également donner aux élèves des objectifs de points à accumuler. Une manière de leur donner des devoirs "pour qu'ils ne rentrent pas les mains dans les poches à la maison". Encore faut-il pour cela que l'école et ses élèves aient des smartphones/tablettes à disposition. L'ONG américaine Khan Academy est partenaire de différentes ONG partout dans le monde. Les vidéos et contenus sont produits par une équipe de pédagogues aux États-Unis. Ils sont ensuite traduits et les vidéos sont "re-tournées" par les ONG partenaires. " On est indépendant et on ne peut pas créer de nouveaux contenus. Mais on adapte en très grande partie les vidéos aux programmes scolaires belges" explique Vanessa Delahaut. La plateforme, présente en Belgique francophone depuis 2017, est en pleine expansion. En 2018, le nombre d'utilisateurs avait déjà augmenté de 62%. Environ 250 000 Belges utilisent la plateforme en Wallonie. Et 63 millions d'utilisateurs sont inscrits dans le monde. Nina Dautrebande