Des "chercheurs d'air" pour rendre visible la pollution atmosphérique à Bruxelles

04/02/19 à 08:45 - Mise à jour à 08:44

Source: Belga

Le collectif citoyen Bruxsel'Air a lancé lundi sa nouvelle campagne, intitulée "Les chercheurs d'air", qui invite les Bruxellois à agir concrètement pour un air meilleur dans leur ville, indique le mouvement dans un communiqué.

Des "chercheurs d'air" pour rendre visible la pollution atmosphérique à Bruxelles

© BELGA/Benoît Doppagne

Chaque citoyen peut devenir un "chercheur d'air" et contribuer à visualiser en temps réel la qualité de l'air. Il lui suffit pour ce faire d'installer chez lui un détecteur de particules fines et de le connecter à une carte en ligne.

Les données ainsi récoltées permettront de "mieux comprendre et donc de mieux combattre la pollution de l'air à Bruxelles" alors que jusqu'ici les informations en la matière sont "imprécises et difficiles à trouver pour le grand public".

A Bruxelles, seules six stations mesurent les concentrations dans l'air en particules fines PM10 et cinq contrôlent les PM2.5. Un nombre que le collectif estime insuffisant pour une ville de 160km2 et de plus d'un millier d'habitants.

"A Bruxelles on sait ce qu'on mange (à peu près), on sait ce qu'on boit (à peu près) mais on ne sait pas ce qu'on respire (ou très peu)", épingle Pierre Dornier du mouvement Bruxsel'Air. "Grâce à la science collaborative les citoyens peuvent agir concrètement contre la pollution de l'air en la rendant visible et donc plus vulnérable", ajoute-t-il.

Le collectif Bruxsel'Air, qui mène régulièrement des actions de sensibilisation pour une meilleure qualité de l'air dans la capitale, rappelle que chaque année des centaines de personnes meurent prématurément à cause de la pollution de l'air à Bruxelles. En 2018, la limite moyenne annuelle fixée par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour la concentration dans l'air en PM2.5 (10 µg/m3) était dépassée dans toutes les stations de mesure de Bruxelles et celle pour les PM10 était atteinte ou dépassée dans les deux tiers des stations.

"Nous avons besoin d'une véritable ruée vers l'air pour donner un second souffle à nos rues, nos écoles et nos parcs. Si elle n'est pas initiée par nos élu-e-s, elle doit venir des citoyen-ne-s', conclut Pierre Dornier.