Un "nombre important" de civils sont néanmoins encore retranchés avec les derniers djihadistes dans la petite poche de Baghouz, une zone d'un-demi kilomètre carré tout près de la frontière irakienne, selon des responsables de l'alliance arabo-kurde. Depuis une position des Forces démocratiques syriennes (FDS) près du village de Baghouz, une journaliste de l'AFP a vu passer mercredi une dizaine de gros camions et remorques recouverts de bâches. Elle a aperçu des dizaines d'hommes, mais aussi des femmes en niqab et des enfants, dont des fillettes voilées. Parmi eux, un enfant a fait le V de la victoire aux combattants des FDS et aux journalistes. Dans l'un des camions, des dizaines d'hommes avaient le visage couvert d'un keffieh rouge et blanc, ou d'une écharpe. Les évacués ont été transportés vers une zone d'accueil des FDS, où ils sont généralement soumis à des fouilles et des interrogatoires poussés, pour identifier les éventuels djihadistes parmi eux, a déclaré un porte-parole des FDS, Mustefa Bali. Il n'était pas possible dans l'immédiat de déterminer le nombre exact d'évacués, ainsi que le nombre de djihadistes, étrangers ou non, parmi eux. Accusant l'EI d'utiliser les civils comme "boucliers humains", les FDS et la coalition internationale emmenée par Washington ont ralenti ces derniers jours leurs opérations, le temps de faire sortir les civils du réduit de l'EI. A Baghouz, l'EI ne tient plus que quelques pâtés de maisons. Les irréductibles du "califat" sont retranchés dans des tunnels, au milieu d'un océan de mines enfouies pour entraver l'avancée des FDS. (Belga)