C'était la première fois que ces adolescents et jeunes adultes, inspirés par l'exemple de la Suédoise Greta Thunberg, elle-même présente à Lausanne, et venus des quatre coins d'Europe - de l'Irlande à la Russie et de la Scandinavie à l'Espagne -, avaient l'occasion de se rencontrer et de discuter de l'avenir de leur mouvement. Ils ont adopté par consensus une "déclaration climatique de Lausanne" et trois revendications communes: "assurer la justice climatique et l'équité", "maintenir la hausse de température mondiale en dessous de 1,5°C comparé aux niveaux pré-industriels" et "écouter la meilleure science actuellement disponible", selon un communiqué de presse. Ce document est "une déclaration non contraignante", précise le communiqué de presse, les jeunes présents lors de cette rencontre ne représentant pas leurs pays. Le climatologue belge Jean-Pascal van Ypersele, ancien vice-président du groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec), a encouragé ces jeunes, qui devaient manifester dans l'après-midi à Lausanne, à "continuer leur bon travail". Ce mouvement de jeunesse, comme celui de "Youth for climate", est né après l'initiative de la jeune Greta Thunberg d'entamer une grève de l'école hebdomadaire pour le climat. Une nouvelle grève globale est programmée en septembre, alors que se tiendra un sommet de l'Onu sur le sujet à New York. (Belga)