Se définissant comme libéral-conservateur, le nouveau parti entend se focaliser surtout sur des thèmes socio-économiques, plutôt que faire campagne sur les questions identitaires. "Ce qui préoccupe le Wallon, c'est son pouvoir d'achat, sa sécurité, la date de sa pension", analyse André Antoine, secrétaire général et porte-parole du nouveau parti. "Nous n'aurons donc pas de ligne dure sur l'islam ou l'immigration. Nous ne souhaitons pas monter les gens les uns contre les autres et prôner la haine. Ça, c'est pour l'extrême droite". Dans cette optique, la formation a dès lors décidé de centrer son programme politique sur la rationalisation des institutions et de leur personnel (suppression du Sénat, des Communautés et des provinces notamment), la neutralité de l'État, la réduction "drastique" des dépenses publiques pour pouvoir baisser les impôts, une pension minimale à 1.450 euros mensuels dès 65 ans et la fin du "matraquage fiscal" des automobilistes notamment. En matière d'immigration et d'asile, le nouveau parti se borne à préconiser une "politique stricte", mais sans beaucoup plus de détails. Une première assemblée générale d'information pour les militants est prévue ce vendredi à Jambes, avant un congrès fondateur le 22 septembre prochain à Flémalle. Droite Populaire sera dirigé par deux co-présidents, à savoir la conseillère communale d'Herstal Vanessa Cibour (ex-PP) et Aldo-Michel Mungo (ancien président de La Droite). Le parti s'est déjà doté d'une nouvelle identité visuelle, faite d'un lettrage couleur bleu azur sur fond blanc. Ses initiateurs ont également mis l'été à profit pour élaborer un Manifeste et définir une charte d'une vingtaine de pages en matière de communication publique, "pour éviter tout dérapage", selon M. Antoine. Malgré plusieurs tentatives, la formation n'a pas réussi à convaincre Claude Moniquet, héritier des anciennes Listes Destexhe (aujourd'hui reconverties en "Libéraux Démocrates"), de rejoindre l'aventure. (Belga)