Ce changement de statut était initialement prévu au 1er octobre dernier, selon un accord décroché en commission paritaire. Le ministre du gouvernement précédent avait donné le financement pour le dernier trimestre 2019 et l'actuel gouvernement a décidé de reporter ce changement au 1er avril prochain. Les affiliées de la CNE et du Setca ont usé de sifflets pour se faire entendre lors du rassemblement. Elles avaient déployé une banderole sur laquelle était inscrit le message "Aide aux familles". Il a été décidé lors de la commission paritaire, réunissant les employeurs du secteur et les syndicats, de rédiger un courrier à la ministre wallonne de l'Emploi et des Droits des femmes Christie Morreale afin de solliciter une rencontre avant le 1er avril. "C'est assez maigre comme résultat car il va falloir attendre la rencontre avec la ministre", déplore Patricia Piette, secrétaire nationale CNE Non Marchand. "Demain (jeudi, NDLR), elle va au conseil général de l'AVIQ (Agence wallonne pour une vie de qualité) et les organisations syndicales vont la réinterpeller sur le changement de statut au 1er janvier", annonce-t-elle. "Si (la ministre) reste sur ses positions, on va avoir un problème au moment des élections sociales car les aides familiales vont entamer la procédure sous le mandat ouvrier et au moment de voter, elles seront sous le statut employé." Les syndicalistes ont par ailleurs interpellé la section Élections sociales du ministère de l'Emploi pour connaître leurs options en cas de changement de statut durant la procédure d'élection. Concernant la position des employeurs lors de la commission paritaire, Patricia Piette remarque que seuls certains se sont dits prêts pour le 1er janvier. "Les employeurs n'avaient pas de mandat pour réaliser ce changement de statut au 1er janvier", remarque-t-elle. "Cependant, ils ne prennent pas vraiment position. Ils disent qu'il y a un problème de financement, mais aussi un problème d'organisation et un problème administratif, alors qu'ils ont signé un protocole en avril 2019. Entre avril et maintenant, ils n'ont pas encore mis les choses en place pour le changement de statut. Ils se cachent un peu derrière la ministre", lance-t-elle. (Belga)

Ce changement de statut était initialement prévu au 1er octobre dernier, selon un accord décroché en commission paritaire. Le ministre du gouvernement précédent avait donné le financement pour le dernier trimestre 2019 et l'actuel gouvernement a décidé de reporter ce changement au 1er avril prochain. Les affiliées de la CNE et du Setca ont usé de sifflets pour se faire entendre lors du rassemblement. Elles avaient déployé une banderole sur laquelle était inscrit le message "Aide aux familles". Il a été décidé lors de la commission paritaire, réunissant les employeurs du secteur et les syndicats, de rédiger un courrier à la ministre wallonne de l'Emploi et des Droits des femmes Christie Morreale afin de solliciter une rencontre avant le 1er avril. "C'est assez maigre comme résultat car il va falloir attendre la rencontre avec la ministre", déplore Patricia Piette, secrétaire nationale CNE Non Marchand. "Demain (jeudi, NDLR), elle va au conseil général de l'AVIQ (Agence wallonne pour une vie de qualité) et les organisations syndicales vont la réinterpeller sur le changement de statut au 1er janvier", annonce-t-elle. "Si (la ministre) reste sur ses positions, on va avoir un problème au moment des élections sociales car les aides familiales vont entamer la procédure sous le mandat ouvrier et au moment de voter, elles seront sous le statut employé." Les syndicalistes ont par ailleurs interpellé la section Élections sociales du ministère de l'Emploi pour connaître leurs options en cas de changement de statut durant la procédure d'élection. Concernant la position des employeurs lors de la commission paritaire, Patricia Piette remarque que seuls certains se sont dits prêts pour le 1er janvier. "Les employeurs n'avaient pas de mandat pour réaliser ce changement de statut au 1er janvier", remarque-t-elle. "Cependant, ils ne prennent pas vraiment position. Ils disent qu'il y a un problème de financement, mais aussi un problème d'organisation et un problème administratif, alors qu'ils ont signé un protocole en avril 2019. Entre avril et maintenant, ils n'ont pas encore mis les choses en place pour le changement de statut. Ils se cachent un peu derrière la ministre", lance-t-elle. (Belga)